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Ces dernières semaines, le Palmarès des Ajap 2020 a suscité la polémique, notamment sur les réseaux sociaux. Malgré un jury majoritairement féminin, seules 2 femmes sur 27 architectes ont été désignées lauréates, soit 7,4%. Dans le prochain numéro de d’a (à paraitre ce 20 décembre), nous poursuivons la réflexion sur le sujet de la représentation des femmes dans la profession d’architecte. L’occasion d’interviewer Aurélie Cousi, présidente du jury, directrice, adjointe au directeur général des patrimoines et de l’architecture, chargée de l’architecture au Ministère de la Culture. Nous avons évoqué avec elle cette controverse mais également des pistes de réflexion pour faire évoluer ce prix qui atteste que le chemin vers l’égalité femmes/hommes est encore long. En attendant la sortie du numéro, nous publions ici l’intégralité de cet échange.

D’a : Le dernier palmarès des Ajap a suscité la polémique en raison de l’infime proportion de femmes récompensées : 7,4 %. Comment analysez-vous cette situation ?

Parmi les candidatures figurent 30 % de femmes alors qu’elles représentent plus de la moitié des étudiants dans les écoles et que la parité est quasiment atteinte chez les architectes de moins de 35 ans [NDLR : 48,1 %] inscrits à l’Ordre. Les prix sont le reflet de la profession, donc ce palmarès pose clairement question. Je trouve positif que tout le monde s’en empare. Lorsqu’il y a 25 % de femmes récompensées, cela ne choque personne. Lorsqu’il y en a 7,4 %, cela choque tout le monde. Tant mieux si cela peut faire bouger les lignes. Ce résultat n’est pas satisfaisant et interroge de manière plus globale la représentation des femmes dans les métiers de la maîtrise d’œuvre en nom propre, et plus globalement dans les métiers de l’architecture. Nous avons lancé mi-novembre un observatoire de l’économie de l’architecture et le sujet de la sociodémographie de la filière est important. La part des femmes dans la profession fait partie des sujets que nous allons explorer plus avant avec l’Ordre, les syndicats et l’ensemble de la profession. (...) (...)

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