Le XIXe siècle fut paradoxalement tout à la fois celui de la première révolution industrielle et celui de la naissance du concept de monument historique. Un siècle se conjuguant au futur comme au passé ; l’intérêt pour l’un se nourrissant finalement de la projection dans l’autre. Armés de nouveaux matériaux et de nouvelles doctrines, architectes et ingénieurs lancent alors un défi au temps tandis que la construction semble en passe de s’affranchir de la pesanteur. L’architecture demeure bel et bien un art de la transformation pour peu qu’on la considère au regard de la matière et à l’échelle de l’ouvrage.
Au sortir de la Révolution française, si nombre de bâtiments confisqués ont été transformés et reconvertis, d’autres, et pas des moindres, laissés à l’abandon menacent ruine. Cette situation révélée à travers Les Voyages pittoresques de Taylor et Nodier débouche progressivement sur une prise de conscience, dont le succès du pamphlet « Guerre aux démolisseurs » signé par Victor Hugo témoigne de l’importance. (...) $##$ La notion de monument historique ap (...)