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Prescrire moins mais prescrire mieux : tel est l’appel réservé aux matériaux de second œuvre pour l’agencement intérieur. Si le destin commun nous dirige vers un effort de sobriété, de réemploi, voire de soustraction, les revêtements de sols et murs sont parfois incontournables pour adapter les lieux à leurs usages. Les fabricants multiplient les efforts pour décarboner leur production, la faire entrer dans un cycle vertueux. L’essor du biosourcé entre parfois en contradiction avec les exigences de robustesse (fasse au feu, à l’humidité, aux trafics intenses) que l’on exige d’un revêtement, surtout pour des programmes techniques. Des innovations formelles liées aux couleurs, aux traitements d’aspects, aux sous-couches comme aux vernis de protection voient le jour. Par exemple, pour répondre aux demandes des architectes, certains fabricants étendent leurs gammes vers des solutions capables d’assurer des continuités sols-murs, aidant à créer des effets monolithiques. Cela apparaît comme une évidence, mais sous-entend de former les poseurs et de continuellement adapter les produits à de strictes contraintes réglementaires. BIOSOURCÉ RENFORCÉ Depuis sa création en 1900, le linoléum Marmoleum de Forbo a peu évolué dans sa formulation, faite d’huile de lin oxydée, durcie à l’aide de farine de pin, elle-même tirée de restes recyclés de l’industrie du papier. Aujourd’hui, tous les produits de cette gamme (Marmoleum marbled, solid, linear…) partagent une composition issue jusqu’à 97 % de matières premières d’origine naturelle. Par exemple, la gamme Marmoleum Cocoa est produite avec des extraits d’écorce de cacao. Cependant, s’inscrire dans un schéma d’économie circulaire représente pour les industriels un enjeu de taille, complexe voire paradoxal, car ils doivent être capables de garantir une certaine résistance et durabilité de leurs produits, avec une possibilité de recyclage à la clé. Marmoleum est plus fragile que son équivalent PVC. En conséquence, comment offrir des qualités bactériostatiques et esthétiques dans des programmes complexes comme les hôpitaux ? Pour y répondre, Forbo a fait évoluer ses solutions de traitement de surfaces. De la cire, aux origines, en passant par un premier Topshield en 2005 puis une seconde reformule en 2012, la marque lance aujourd’hui Topshield Pro. La couche primaire est doublée par voie thermique et UV, afin de réduire les risques d’encrassement et ainsi de conférer une résistance accrue aux rayures et à l’usure, sans avoir recours à un procédé de métallisation. (...) $##$< (...)
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