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  • A la recherche de l'aménité ; mais pour qui ?

    Maîtres d'ouvrages : Kaufman & Broad (lots A et C) ; Pitch Promotion (lot B) ; M&A Promotion (lot D)
    Maîtres d'oeuvres : Cusy Maraval Architectes (lots A et D) ; perris.perris architectes (lot C) ; Christophe Gulizzi architecte (lot B) ; Architecture Environnement P.M. (habitat participatif) ; Verdier (BET structure) ; BG Conseil (BET fluides et thermique) ; Bérim (BET VRD)

    Entreprises : 

    Surface SHON : 12 800 m2 (emprise du terrain) ; 19 500 m2 SDP (comprenant l’habitat participatif)
    Cout : 26,3 millions d’euros HT (valeur 2018)
    Date de livraison : études, 2012 ; livraison, 2018 ]

  • Agencements Intérieurs : le décor en résistance

    Prescrire moins mais prescrire mieux : tel est l’appel réservé aux matériaux de second œuvre pour l’agencement intérieur. Si le destin commun nous dirige vers un effort de sobriété, de réemploi, voire de soustraction, les revêtements de sols et murs sont parfois incontournables pour adapter les lieux à leurs usages. Les fabricants multiplient les efforts pour décarboner leur production, la faire entrer dans un cycle vertueux. L’essor du biosourcé entre parfois en contradiction avec les exigences de robustesse (fasse au feu, à l’humidité, aux trafics intenses) que l’on exige d’un revêtement, surtout pour des programmes techniques. Des innovations formelles liées aux couleurs, aux traitements d’aspects, aux sous-couches comme aux vernis de protection voient le jour. Par exemple, pour répondre aux demandes des architectes, certains fabricants étendent leurs gammes vers des solutions capables d’assurer des continuités sols-murs, aidant à créer des effets monolithiques. Cela apparaît comme une évidence, mais sous-entend de former les poseurs et de continuellement adapter les produits à de strictes contraintes réglementaires.
  • Alcova / Partie 1

    À l’occasion de la dernière DesignWeek de Milan, l’exposition d’Alcova, une plateforme de design indépendant, développée par Space caviar et Studio Vedèt, présentait des œuvres de personnalités internationales ainsi qu’une sélection de talents émergents. comme en septembre 2021, l’exposition s’est déroulée dans l’ancien hôpital militaire désaffecté du quartier Inganni, un lieu en friche de 3500 m2 envahi par la végétation. ces trois projets lumineux explorent de nouveaux développements durables, confrontent le secteur de l’industrie à l’artisanat et jouent avec nos perceptions sensorielles.
  • Bunker muséologie

    Maîtres d'ouvrages : Bayeux Intercom (maîtrise d’ouvrage déléguée pour Bayeux Intercom, le département du Calvados, le Conservatoire du littoral et la commune de Longues-sur-mer)
    Maîtres d'oeuvres : dbo architectes (mandataires) / Michèle & Miquel (paysage) / Claeyman (structure) / Delta Fluides (réseaux bâtiment) / Géodis (VRD) / NJC (économie)

    Entreprises : Zenone (gros œuvre), Seb‐Foucault (couverture/étanchéité), CTI‐BAT (menuiseries extérieures/serrurerie), groupement Eiffage route / Vallois (aménagements extérieurs)

    Surface SHON :250 m2 (nouveau bâtiment), 2,7 hectares (projet de paysage)

    Cout : 1,73 million d’euros HT
    Date de livraison : concours, hiver 2020 ; livraison, mai 2022 

  • Construction en terre crue : Un mégabloc bouleverse les règles

    Difficile d’y échapper : la terre crue s’installe dans le paysage du BTP! À l’heure actuelle, cette filière émergente vit un moment charnière – entre la défense de procédés traditionnels, fidèles à des approches et mises en œuvre artisanales, et un développement à échelle industrielle qui pourrait lui faire perdre quelques vertus premières. Depuis dix ans, Briques Technic Concept, basé dans le Tarn, s’attèle à mécaniser les processus de fabrication et de mise en œuvre de la terre crue – quitte à la stabiliser à la chaux… –, un crime de lèse-majesté pour les défenseurs d’un matériau noble non mélangé. Son président et fondateur, Etienne Gay, témoigne de l’évolution rapide de la construction en terre, à la lumière des premières mises en œuvre de la brique Novaterre. ce nouveau bloc XXL de terre crue, massif comme de la pierre de taille, est le fruit de quatre années de recherche.
  • De bruit et de silence

    Un concours intéressant tant pour son contexte que par ses attendus et la qualité des équipes en compétition. Une opération au budget serrée visant à mettre aux normes des locaux sportifs vétustes et à reconstruire une salle de spectacle qui souffrait de son exiguïté et dans laquelle la pluie parfois tombait…

  • Dietmar Feichtinger: Non radical !

    Vendredi soir, 18 h 30, je sonne à la porte de l’agence de Dietmar Feichtinger, située dans une des longues rues de Montreuil. Il m’accueille et nous empruntons un escalier étroit qui monte vers un vaste atelier très lumineux, ouvert sur un jardin. Tous les collaborateurs sont partis, nous nous installons devant un ordinateur pendant que la femme de ménage passe l’aspirateur et que la nuit d’automne descend lentement…

  • Et si on arrêtait de bosser ?

    Apparu aux États-Unis après le covid, le phénomène de « la grande démission » marque une évolution du rapport au travail et la France semble confrontée à une épidémie de ruptures conventionnelles. Doit-on y voir un dévoiement de notre modèle social ou un juste retour des choses ?

  • Francis Kéré. Une nouvelle eau, une ancienne source

    C’est à un témoignage rare que nous ouvrons nos pages ce mois-ci, celui d’un architecte dont le parcours et l’expérience ont permis de découvrir l’arrière des décors du grand barnum médiatique de la scène architecturale internationale. Ibai Rigby a eu la chance d’être à l’origine de l’un des premiers bâtiments qui ont rendu célèbre l’architecte Diébédo Francis Kéré – le Centre de l’architecture en terre de Mopti au Mali – et de participer à son chantier, achevé en 2010. Alors que l’architecte burkinabé devenait le premier africain à être récompensé du prix Pritzker, faisant de lui la figure rédemptrice d’une architecture internationale qui dans les années 2000 s’était un peu perdue dans le spectaculaire, Ibai Rigby était sur le terrain. Il ne cache pas son admiration pour Kéré, mais sa connaissance de cette partie de l’Afrique et ce qu’il y a vécu l’ont conduit à mesurer la distance entre la vertueuse image d’Épinal que nous nous faisons de cette nouvelle génération d’architectes plus engagés sur les questions sociales et climatiques et les possibilités qui leur sont réellement offertes sur place en termes de commande et de mise en œuvre. E.C.
  • Graal : Les pieds sur terre

    Depuis la création de l’agence Graal en 2012, Nadine Lebeau et Carlo Grispello ont choisi de s’impliquer dans les programmes ordinaires, d’une salle des fêtes entre pavillonnaire et zone logistique à la rénovation d’un patrimoine scolaire en troisième couronne parisienne. Leur méthodologie : l’enquête territoriale et sociale. Leur principal outil : le bas-relief. L’enjeu : ne pas passer à côté des questions fondamentales que soulève chaque projet.

  • L'architecture ou l'art de transformer le réel. Par Philippe Prost

    Si hier encore, à la fin du XXe siècle, patrimoine rimait avec vieilles pierres et monuments historiques avec chefs-d’œuvre en péril, aujourd’hui en ce début de troisième millénaire patrimonial rime à l’évidence avec environnemental. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que le patrimoine, c’est ce qui dure, ce que les générations se sont transmis au fil des siècles, ce qui est parvenu jusqu’à nous. Ce n’est pas sans raison que nos voisins britanniques emploient, eux, le mot « héritage ». Quoi de plus durable en effet qu’un bâtiment vieux de deux, trois ou quatre cents ans, ayant démontré au fil des siècles sa capacité à évoluer avec les usages comme à accueillir de nouveaux programmes, un bâtiment dont certaines parties ont déjà été transformées plusieurs fois, des ouvrages démontés et réemployés, d’autres éléments ayant été purement et simplement recyclés.
  • Unpacking my library

    Maîtres d'ouvrages : ministère de la Culture et de la Communication, ministère de l’Éducation nationale, ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
    Maîtres d'oeuvres architecturales : Atelier Bruno Gaudin et Virginie Brégal (chef de projet phase 1 : Raphaele Le Petit avec Guillaume Céleste, Céline Becker, Nicolas Reculeau et Alexandre Ory architectes sur site ; chefs de projet phase 2 : Olivier Peyrard et Raphaele Le Petit, avec Benoit Lochon architecte) 

    Maîtrise d’œuvre Monument historique : Jean-François Lagneau (phase 1), Michel Trubert et Jean-François Lagneau (phase 2) 

    Entreprises :Degaine-Petit (démolition, gros œuvre, charpente, pierre), Snadec (curage, démolition), Balas (Couverture), SPIE Partesia (doublage, cloisons), DBS (faux plafonds), 1001 Couleurs (peinture), France sols (revêtements de sol), Bonnardel (menuiseries intérieures), Alkimia (serrurerie, ferronnerie), Samodef Forster (rayonnages), SPIE Batignolles (plomberie, chauffage, ventilation, climatisation, synthèse), Eiffage énergie IDF (courants faibles et forts), Kone (ascensoriste), Charpentier de Paris (menuiserie extérieure), Schaffner (escalier d’honneur) 
    Surface SHON : 69 036 m2
    Cout : : 153,5 millions d’euros HT (141,043 millions d’euros HT, mission Gaudin ; 12,461 millions d’euros HT, mission ACMH) 
    Date de livraison : mai 2016 (phase 1), septembre 2022 (phase 2) ]