Difficile d’y échapper : la terre crue s’installe
dans le paysage du BTP! À l’heure actuelle,
cette filière émergente vit un moment charnière – entre la défense de procédés traditionnels, fidèles à des approches et mises
en œuvre artisanales, et un développement
à échelle industrielle qui pourrait lui faire
perdre quelques vertus premières. Depuis
dix ans, Briques Technic Concept, basé dans
le Tarn, s’attèle à mécaniser les processus de
fabrication et de mise en œuvre de la terre
crue – quitte à la stabiliser à la chaux… –, un
crime de lèse-majesté pour les défenseurs
d’un matériau noble non mélangé. Son président et fondateur, Etienne Gay, témoigne
de l’évolution rapide de la construction en
terre, à la lumière des premières mises en
œuvre de la brique Novaterre. ce nouveau
bloc XXL de terre crue, massif comme de la
pierre de taille, est le fruit de quatre années
de recherche.
Ce n’est pas une brique de terre crue, mais carrément un bloc de 400 kg, compressé et mélangé à de la chaux qu’Étienne Gay vient de mettre au point. Suite à un cursus en dessin industriel, il se prend de passion pour la construction traditionnelle en terre crue et monte son autoentreprise, il y a une dizaine d’années. Aguerri aux techniques de pose et de façonnage des briques à l’aide de presses manuelles, il sent que les limites économiques et physiques de l’exercice sont atteintes. Il se lance alors dans l’aventure d’un développement à plus grande échelle, quitte à bousculer les formules établies. Si bien que, depuis 2015, Briques Technic Concept conçoit ses propres presses mécaniques ainsi que des machines adaptées pour travailler la terre sur les chantiers. « J’étais tout seul jusqu’au début de l’année 2019, maintenant on est 15 et on est même montés jusqu’à 17 personnes. » Plusieurs modèles de briques de terre compressée manuportables composent désormais le catalogue de l’entreprise passée en EURL. Avec le format bloc, l’idée est à la fois d’atteindre des projets de plus grande échelle et de s’attaquer de front à la question de la pénibilité de mise en œuvre du matériau. De la compression des blocs à l’usine, de leur mise en palettes jusqu’à leur installation par grutage sur site, aucun ouvrier n’a de charge à porter, tout est entièrement mécanisé : les pinces des grues qui les soulèvent ont été habillées de caoutchouc, et celles-ci doivent bien saisir les blocs en leur centre pour éviter l’arrachement. Ainsi, l’entreprise vise un schéma rentable et soutenable. La fourchette basse de prix – entre 160 et 200 euros le mètre carré (sachant que la brique Flexiterre en mur porteur et avec pose se situe entre 220 et 280 du mètre carré) – entend faire de Novaterre « un bloc comme de la pierre massive pas chère »… avec un risque très limité d’augmentation des tarifs pour cause d’inflation. (...) $##$
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Ce n’est pas une brique de terre crue, mais carrément un bloc de 400 kg, compressé et mélangé à de la chaux qu’Étienne Gay vient de mettre au point. Suite à un cursus en dessin industriel, il se prend de passion pour la construction traditionnelle en terre crue et monte son autoentreprise, il y a une dizaine d’années. Aguerri aux techniques de pose et de façonnage des briques à l’aide de presses manuelles, il sent que les limites économiques et physiques de l’exercice sont atteintes. Il se lance alors dans l’aventure d’un développement à plus grande échelle, quitte à bousculer les formules établies. Si bien que, depuis 2015, Briques Technic Concept conçoit ses propres presses mécaniques ainsi que des machines adaptées pour travailler la terre sur les chantiers. « J’étais tout seul jusqu’au début de l’année 2019, maintenant on est 15 et on est même montés jusqu’à 17 personnes. » Plusieurs modèles de briques de terre compressée manuportables composent désormais le catalogue de l’entreprise passée en EURL. Avec le format bloc, l’idée est à la fois d’atteindre des projets de plus grande échelle et de s’attaquer de front à la question de la pénibilité de mise en œuvre du matériau. De la compression des blocs à l’usine, de leur mise en palettes jusqu’à leur installation par grutage sur site, aucun ouvrier n’a de charge à porter, tout est entièrement mécanisé : les pinces des grues qui les soulèvent ont été habillées de caoutchouc, et celles-ci doivent bien saisir les blocs en leur centre pour éviter l’arrachement. Ainsi, l’entreprise vise un schéma rentable et soutenable. La fourchette basse de prix – entre 160 et 200 euros le mètre carré (sachant que la brique Flexiterre en mur porteur et avec pose se situe entre 220 et 280 du mètre carré) – entend faire de Novaterre « un bloc comme de la pierre massive pas chère »… avec un risque très limité d’augmentation des tarifs pour cause d’inflation. (...) $##$
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