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  • (1/7) Béton bas carbone : Manifeste pour une fragilité heureuse

    Matériau Barbapapa par excellence depuis les années d’après-guerre, le béton cristallise aujourd’hui toutes les angoisses liées à la crise environnementale, notamment dans le secteur du bâtiment. Accusé d’être responsable de l’hyper-urbanisation, de se poser comme l’arme massive du capitalisme et de rendre le monde uniforme et monotone, il porte aujourd’hui toutes les imputations morales, politiques et énergétiques de notre société. Unilatérale et matérialiste, cette vision n’en est pas moins représentative de la pensée dominante dans toutes ses contradictions. Faudrait-il alors préférer une solution tout-bois – qui aurait autant d’effets dévastateurs sur l’environnement ?

  • (2/7) Contre la surconsommation de béton, la structure comme performance. Entretien avec Colin Reynier et Léonard Lassagne

    En dénonçant le mode de production courant des majors du BTP qui génère des constructions ultra-standardisées, dont le modèle de rentabilité appelle une surconsommation de béton, l’agence Data explique combien il est aujourd’hui fondamental de revenir à l’essence même d’une construction : l’optimisation structurelle. 

  • (3/7) Les grandes leçons de la compression. Entretien avec Philippe Block

    Professeur d’architecture et de structure à l’ETH de Zurich, Philippe Block est consultant dans l’équipe du projet pour la transformation de la tour WTC 4 à Bruxelles avec l’agence d’architecture 51N4E. auteur d’un ouvrage impressionnant à la Biennale de Venise de 2016, figure active et engagée, il s’exprime sur les conditions de la recherche dans ce contexte d’urgence et développe sa réflexion sur l’intérêt de revenir aux systèmes constructifs historiques en maçonnerie non armée.

  • (4/7) Inventer de nouveaux cadres de projets pour construire autrement. Entretien avec Freek Persyn, Olivier Cavens et Benoit Lanon de l’agence 51N4E

    À l’occasion de deux projets pilotes issus d’une réflexion sur de nouvelles manières de construire à faible impact, l’agence belge 51N4E nous dévoile son retour d’expérience, prônant la construction de nouvelles alliances autour d’une ingénierie intelligente du projet.

  • (5/7) Comment continuer à construire en béton ? Entretien avec l’ingénieur Florent Dubois

    Auteur de l’ouvrage Béton écologique et construction durable (Eyrolles, 2022), Florent Dubois – ingénieur Arts et Métiers ParisTech – revient sur la toute récente réglementation environnementale 2020 touchant directement la filière construction, et nous explique les enjeux de la décarbonation du béton.

  • (6/7) Innover d’urgence. Entretien avec Marc Barani

    En revenant sur son expérience de construction innovante de « plancher capable » bois et béton, l’architecte marc Barani nous explique l’importance de s’inscrire aujourd’hui dans de nouveaux cadres d’intervention, de recherches et de procédures. Défenseur d’une approche très contextualisée de la construction béton, il explique combien les stratégies d’hybridation constituent désormais de nouvelles opportunités pour penser le projet.

  • (7/7) L’hybridation doit aussi se faire à l’échelle du territoire. Entretien avec Youssef Tohme

    L’approche de la ville et les politiques urbaines sont directement liées aux modes d’engendrement du bâti, et donc aux manières de construire. Urbaniste du quartier Brazza à Bordeaux, Youssef Tohme revient sur ses intentions urbaines à faible impact qui, dix années plus tôt, peinaient à se faire entendre.

  • BOIS OU BÉTON ? UN PROCÈS CONTRE L’ARCHITECTURE

    À l’heure du bas carbone, alors que le matériau béton est l’objet de toutes les controverses et de toutes les accusations, il est capital d’ouvrir un débat autour de la généralisation du mal-construire et de l’importance d’intégrer les architectes dans cette période de transition énergétique et réglementaire. Il est en effet urgent de s’extraire des visions idéologiques actuelles exclusivement concentrées sur le bon ou le mauvais matériaux, et de revenir fondamentalement à une pensée de l’espace et de l’intelligence structurelle dans les conditions actuelles de pression environnementale, économique et sociale.

  • Carleton Watkins : Le regard du mammouth

    Le « mammouth » désignait l’énorme chambre photo­ graphique que Carleton Watkins emportait dans les années 1860, pour fixer les paysages californiens – et notamment ceux qui formeront le parc national de Yosemite. Avec d’autres, ses images pionnières ont contribué à façonner l’idée d’une nature grandiose et vierge. Celle-­ci a imprégné l’imaginaire américain autant qu’elle a servi aux fondements de l’écologie.

  • Entretien avec André Kempe (atelier Kempe Thill) : Vous avez dit classique ?

    À peine sorti de la gare de Rotterdam, André Kempe m’entraîne dans sa voiture vers l’usine Van Nelle conçue par Leendert Van der Vlugt et Joannes Brinkman (1926- 1931), qui monte lentement vers la voie rapide comme un monstre de verre et d’acier. Nous contournons le bâtiment principal et nous entrons au nord dans un de ses anciens entrepôts à proximité d’un canal. Un vaste espace libre éclairé zénithalement s’ouvre alors, où, sur des tables strictement alignées, les différentes équipes de nationalités différentes travaillent sur leurs projets respectifs parmi les plantes et les livres.

  • Faut-il bannir le béton ?

    Les prescriptions de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) se montrent plus favorables au bois et à d’autres matériaux qu’au béton. Mais peut-on pour autant se passer de lui ?

  • h2o Architectes : Création et patrimoine

    h2o architectes et Eugène sont deux agences en une qui multiplient les projets d’ampleur à travers la France. Au moment où l’intervention dans l’existant se généralise, voire se banalise, ses trois associés développent une approche qui allie compétences particulières et ouverture d’esprit quant à la reprogrammation du patrimoine architectural. Au gré de quelques projets réalisés depuis quinze ans, voici une brève immersion dans l’œuvre d’h2o architectes.

  • L'architecture ou l'art de transformer le réel. (6/9) Tabula rasa versus transformation

    Les effets des deux premières révolutions industrielles combinés à ceux des deux guerres mondiales d’un côté, le triomphe du béton armé et du mouvement moderne de l’autre vont voir au XXe siècle la logique de la table rase l’emporter progressivement sur celle de la transformation. La puissance industrielle ne cesse de croître, tandis que les ressources naturelles semblent illimitées. Le sommet de cette période s’établit, sans conteste, du moins symboliquement, durant les Trente Glorieuses (1945-1975). En réalité, de la fin de la Première Guerre mondiale au « Rapport Brundtland », c’est le temps des heures sombres pour l’architecture, considérée comme l’art et la manière de transformer l’existant, le déjà bâti. Et pourtant, dans des circonstances particulières, la transformation architecturale continue d’être pratiquée.

  • Made in Japan

    La jeune création japonaise était mise à l’honneur lors des Rising Talent Awards du dernier salon Maison&Objet 2022. Six designers, sélectionnés par un jury professionnel présidé par l’architecte Kengo Kuma, y présentaient leurs créations mobilier, décoration et accessoires. Parmi ces designers, Yuma Kano expérimente la matière et la révèle, tandis que Kodai Iwamoto confronte tradition et modernité. Ces expressions pluridisciplinaires du design ont en commun une authentique sensation du toucher et une attention soutenue pour la matière.

  • PRODUITS UTILES : Menuiseries et transparences

    Mousses occultantes

    Panneaux pour volets coulissants en mousse d’aluminium – Ehret x Architekt BDA

     

    Deux coulisses en une 

    Coulisses WF et WS pour Fixscreen Minimal - Renson

     

    À toute épreuve 

    BSO GM 200 - Schenker Stores x Dolci Architectes

     

    Repas en extérieur 

    Isola 3 et Kedry Prime - KE Store

     

    PVC haute qualité 

    Lum’Up - Wibaie

     

    Charpente apparente 

    Onduclair PC – Onduline x Studio Lada

     

    Panorama vitré 

    SeeGlass ONE - Glass Systems


    Menuiseries invisibles 

    HY40 – Hyline x Lionel Léotardi Architecture et Vedea

     

    Fenêtre pour toit plat 

    Nouvelle génération de fenêtres pour toit plat – Velux

  • Serres horticoles & fermes urbaines

    Chaque année, d’a consacre un dossier aux menuiseries, murs-rideaux et verrières, systèmes d’occultation et de contrôle solaire. Quoi de mieux qu’une serre horticole pour incarner à la fois tous ces enjeux techniques ? L’actualité de projets récemment livrés invite à décrypter l’évolution programmatique et morphologique de la serre. Largement employée et détournée depuis quarante ans, celle-ci reste un vecteur d’utopie sociale, surtout dans des contextes urbains synonymes de densification : pour être habitée individuellement ou collectivement, pour y cultiver son jardin, y faire de la recherche, voire devenir un nouveau modèle productiviste de maraîchage en ville. Les exemples de ce dossier démontrent que l’archétype de la serre devient intéressant dès lors que la greffe avec l’architecture opère, au-delà d’un simple effet de collage. Les questions d’usage et de constructions climatiques rejoignent à plus grande échelle celle de l’intégration du projet à son contexte, et donc d’échanges de flux et d’énergies.

  • Soixante ans, toujours moderne. Renaissance de deux tours sexagénaires, Rennes

    Maîtres d'ouvrages :  Archipel Habitat
    Maîtres d'oeuvres : Atelier Robain Guieysse (architectes mandataires) ; bmc2 (architectes associés); I2C Ingénierie (BET TCE)
    Entreprises : Sogea Bretagne BTP (entreprise générale); Botrel (CVC PB); OmniMétal (menuiserie extérieure, serrurerie) ; CR Charpentes (charpente bois) ; Sygmatel et Aztec (électricité) ; AB Cloisons (cloisons et faux plafonds) ; Guérin Sols (sols souples et carrelages) ; Prosh (peinture) ; SEO (étanchéité)
    Surface SHON : 12 047 m2 SDP ; 9 810 m2 SHAB
    Coût : 16,34 millions d’euros HT, soit un prix moyen par logement de 89 780 euros HT
    Date de livraison : 2022

  • Un langage, deux figures. Centre de loisirs La Prairie, Choisy-le-Roi

    Maîtres d'ouvrages : ville de Choisy-le-Roi
    Maîtres d'oeuvres : Oyapock Architectes
    Entreprises : EVP Ingénierie, BET structure bois et béton, structures bois et béton; MAYA Construction Durable, BET structures fluides et environnement; VPEAS, économiste; ECKEA Acoustique, acousticien
    Surface : 1 272 m2 SDP (715 m2 activités + 557 m2 restaurant/salle des fêtes)
    Coût : 2 580 000 euros HT (hors VRD espaces verts)
    Date de livraison :2021

  • Une bastide grise pour la Bastide Rouge. Campus Georges-Méliès, Cannes

    Maîtres d'ouvrages : Ville de Cannes (campus universitaire), Agglomération Cannes Lérins (cité des entreprises) pour université Côte d’Azur
    Maîtres d'oeuvres : Christophe Gulizzi (architecte mandataire)
    Surfaces :  Surface de plancher 7 000 m2 ; Surface du terrain 39 034 m2
    Coût : 22 millions d’euros HT
    Date de livraison :2021

  • Une Villa Médicis à Montfermeil ? Concours pour le bâtiment principal des Ateliers Médicis, Clichy-sous-Bois, Montfermeil

    Non, ce n’est pas un concours pour une extension de la Villa Médicis à Rome, mais pour la construction principale d’une institution culturelle implantée dans un territoire considéré comme déclassé, à la fois très proche et très lointain...