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  • « Dé-corréler l’immobilier du sol »

    Architectes et urbanistes, Pierre-Alain Trévelo et Antoine Viger-Kohler évaluent les difficultés d’exercice dans le cadre de la commande privée à l’aune de la question du sol. Tout partirait de là. Le foncier serait un trou noir, qui aspire l’économie, nourrit la spéculation. En renonçant à calculer la valeur foncière sur la base d’un immobilier futur – sa valeur étant proportionnelle au nombre de mètres carrés à bâtir –, on pourrait alors s’attacher essentiellement à la qualité et à la pérennité de la construction. Une question d’intérêt général, pour laquelle la puissance publique ne doit pas se démobiliser.
  • « Loger les gens avec le budget qu’ils nous donnent »

    Alexandra François-Cuxac dirige le groupe AFC Promotion et préside la Fédération des promoteurs immobiliers. Son credo ? La qualité, l’accessibilité et l’évolutivité des programmes d’entrée de gamme, et le souci des territoires ordinaires.
  • « L’architecte doit placer sa créativité au service du montage global des projets »

    Moteur de plus en plus puissant dans la production du cadre bâti, le secteur privé n’en perd pas moins de vue les enjeux financiers. Chaque poste (charge foncière, construction, commercialisation, assurance, honoraires) est scrupuleusement évalué à l’aune d’une rentabilité exigée par les actionnaires. Dans ce montage, l’architecte voit son périmètre d’action se réduire au bénéfice d’autres acteurs spécialisés ès innovation, environnement, chantier, qui ont su saisir leur place sur ce marché. L’économiste David Albrecht, enseignant à l’École d’architecture de Paris-Belleville, revient sur le contexte dans lequel les architectes sont appelés à œuvrer et incite ces derniers à redéfinir les contours de leur métier. Une condition nécessaire pour asseoir leur rôle et leur légitimité dans ce jeu d’acteurs.
  • « Os Ossos da Arquitetura » : montrer ses os, pas ses muscles

    En invitant sept jeunes équipes d’architectes et d’ingénieurs à confronter leurs préoccupations sur les questions architectoniques, le Garagem Sul1 parvient à témoigner de l’émergence d’une nouvelle génération européenne pour laquelle les problèmes structurels sont intimement mêlés aux enjeux politiques. Une manière de rectifier à deux signes prêts la relation entre les trois ordres vitruviens : firmitas + utilitas = venustas.

    1. L’exposition « Os Ossos da Arquitetura » s’est terminé le 15 septembre 2019. « Agricultura e Arquitetura: Do Lado do Campo » (soit « Agriculture et architecture : du côté de la ferme »), imaginée par Sébastien Marot, commencera le 3 octobre 2019 pour la Triennale d’architecture de Lisbonne.