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  • Chicago Tribune : trop de biennales d’architecture ?

    Il en pousse partout, à Séoul, Chicago, Shenzhen, Tallinn… En France, après Bordeaux, Caen, Lyon et Orléans, on en annonce à Paris : une épidémie ? Comment apprécier cette démultiplication d’un format aussi lourd qu’éphémère, chaque biennale chassant la précédente, quand elles ne se font pas concurrence au même moment ? Et si c’était tout simplement le média architectural majeur de notre époque ?

  • Des kilomètres pavés de bonnes intentions jusqu’à l’enfer des permis de construire

    Alors que la loi Logement est en préparation,confrontons les ambitions du gouvernement pour pallier les difficultés qui retardent l’obtention des permis de construire à la réalité du terrain. La part d’incohérence de certaines opérations d’aménagement génère des retards et d’inutiles complexités que le « serpent de mer » de la simplification administrative aggrave encore. À cet égard, nous verrons, image récréative à l’appui, comment une application de la réglementation française pourrait défigurer l’architecture d’un bâtiment construit au Portugal.

  • Eclairage et mobilier urbain

    La tendance est au confort au bien-être, que ce soit en termes de mobilier ou d’éclairage. Dans des designs variés et souvent minimalistes, les luminaires se déclinent en projecteurs, sur mâts ou en bornes et parfois même en appliques pour rendre plus sûrs les places, circulations, quartiers, parcs et jardins. Si les normes et la réglementation ont permis de répondre aux critères d’efficacité énergétique et de respect de l’environnement, la prise de conscience du bien-être des usagers a également incité les industriels à proposer des produits qui offrent une lumière agréable, de plus en plus adaptable aux situations.

  • Éclairer les sous-sols… sans électricité !

    Capter la lumière naturelle du soleil en toiture pour la restituer, telle quelle, au cœur des bâtiments, grâce à un réseau de fibre optique : telle est l’idée développée par la jeune société Echy. Créée il y a cinq ans par des étudiants qui en avaient assez d’étudier dans des salles obscures, elle ouvre aujourd’hui son offre technologique aux architectes et designers, avec de belles perspectives d’innovations à la clé.

  • Entretien avec Alain Roger : « Faute de modèles, nous ne savons pas “voir” esthétiquement »

    Auteur d’un essai sur le paysage il y a vingt ans, jugé radical pour certains, le philosophe Alain Roger déplore la frilosité conservatrice de notre perception paysagère qui n’a guère évolué depuis la parution de son ouvrage en 1997, et notre incapacité à dépasser les seules valeurs écologiques ou objectives d’un territoire.

  • Entretien avec Bas Smet : « L’ambition du projet de paysage est à redéfinir »

    Ingénieur-architecte, paysagiste – ou plutôt « architecte du paysage » préfère-t-il nuancer –, Bas Smets développe actuellement des projets dans douze pays. En Belgique, il achève un projet de paysage le long de l’A11 entre le port de Zeebrugge et celui d’Anvers, qui renforce ce paysage de polders. Il y a quelques mois, il remportait le concours, symbolique, d’un espace public pour le centre d’art Perelman, sur la dernière parcelle du World Trade Center, à New York.

  • Entretien avec Christian Barani : Restituer cette respiration visuelle et sonore de la marche

    Auteur de la série de films « À la recherche de la résilience du territoire », une déambulation dans cinq villes du monde, Christian Barani nous décrit son expérience du paysage et sa manière de travailler, entre protocole et intuition.

  • Entretien avec Jacques Herzog : La responsabilité de l’architecte

    Avec Pierre de Meuron, Jacques Herzog a su mettre au point un laboratoire d’architecture capable de concevoir une architecture qui reste aussi inventive que rigoureusement maîtrisée aux quatre coins du globe. Avec OMA et le Renzo Piano Building Workshop, les deux Bâlois et leur agence sont peut-être les seuls à avoir atteint cette taille sans se répéter ou avoir dilué leur talent. Nous inaugurons ce mois-ci une série de grands entretiens que nous avons a confiés à Richard Scoffier, qui est allé cet été à Bâle engager un dialogue avec Jacques Herzog.

     

    Propos recueillis par Richard Scoffier, le 5 août 2017

  • Entretien avec Michèle Laruë-Charlus : « Une biennale pour parler de façon détournée de sujets complexes »

    Depuis la petite édition « bricolée » en 2004, Agora a bien grandi et a trouvé sa place dans l’échiquier des biennales d’architecture et d’urbanisme, qui essaiment en France comme à l’étranger. Son identité à elle, ce sont les questionnements sur la ville, et le lien particulier qu’elle a su nouer avec son public.

  • Extension du lycée Georges-Brassens de Courcouronnes

    Maîtrise d’ouvrage : Région Île-de-France et Essonne aménagement
    Maître d’œuvre : Raphaël Gabrion

    BET TCE : MTC ; acousticienne : Karin Le Tyrant ; paysagiste : Emma Blanc, paysagiste Atelier d’Écologie urbaine

    Entreprises : FARC, gros œuvre, second œuvre et vrd-paysage

    Programme : auditorium, loges, salle de prise de vue et de montage, salle de musique amplifiées, salle de cours, réserves, hall d’accueil et d’exposition, réaménagement de la cour de récréation, parking et restructuration de locaux techniques

    Surface : espaces intérieurs, 850 m2 ; aménagements, 2 500 m2

    Coût HT : 2,35 millions d’euros

    Calendrier : concours, 2011 ; études, 2012-2015 ; chantier, 2015-2016 ; livraison novembre 2016

  • Hausmann, la leçon d’Ibiza

    Le Point du Jour présente à Cherbourg avec l’exposition « Raoul Hausmann, photographies, 1927-1936 » des tirages originaux réunis par Cécile Bargues, historienne qui en est, avec l’équipe du centre d’art, la commissaire. Ces photographies furent réalisées d’abord en Allemagne, puis à Ibiza, où Hausmann s’était réfugié pour fuir le nazisme. Les dernières rendent magnifiquement compte de l’architecture paysanne de l’île.

  • Ingrid Taillandier : faire preuve de pédagogie

    Depuis une dizaine d’années, Ingrid Taillandier partage son quotidien d’architecte entre les projets qu’elle réalise et le travail qu’elle mène auprès des étudiants. Construire et enseigner, c’est ainsi qu’elle envisage son métier. 2017 est une année importante pour l’agence ITAR. Un cap qu’elle franchit en déménageant et en accédant à des commandes plus importantes sans rien perdre de sa motivation et de son engagement, notamment pour défendre sa condition de femme dans un milieu historiquement masculin.

  • Japan-ness : à la recherche de l’identité de l’architecture japonaise

    L’architecture japonaise est à l’honneur cette année. Le Barbican à Londres a présenté au printemps dernier une exposition sur la maison japonaise (« The Japanese House – Architecture and Life after 1945 »). À Paris, la Maison de la Culture du Japon a organisé une exposition monographique sur l’architecte Junzo Sakakura, collaborateur et disciple de Le Corbusier. L’exposition du Pavillon de l’Arsenal sur l’architecture japonaise à Paris de 1867 à 2017 témoigne de l’engouement des édiles parisiens pour les architectes nippons.

  • La Monnaie, de l’hôtel à l’établissement public

    Maîtres d'ouvrages : Monnaie de Paris 
    Maîtres d'oeuvres : Philippe Prost (AAPP)
    BET : C&E Ingenierie (structure), Thierry Hellec (économie MH), ACV (acoustique), Batiss (SSI)

    Surface : 15000 mètres carrés environ
    Coût : 75 millions d'euros
    Date de livraison : 2017

  • Le cinéma, un art du décryptage ?

    Régulièrement invités à Agora, les artistes vidéastes peuvent-ils élargir nos outils de lecture ordinaires des villes et des métropoles ? Cette année encore, on pouvait visionner, dans l’exposition « Paysages augmentés », les films du duo Ila Bêka & Louise Lemoine et de Christian Barani, qui interprètent, chacun à leur manière, leur rapport au paysage et interrogent notre propre regard.

  • Les Grands Verres, 500 m2 sur mesure

    Bar en terre crue, nappes de LED et fauteuils découpés à la fraiseuse numérique : entre rugosité et préciosité, le nouveau restaurant du Palais de Tokyo invite ses visiteurs à prolonger les expériences des lieux d’exposition.

  • Les photographes, experts en territoire

    Comment se croisent les problématiques de la photographie et du territoire ? Quelles relations entretient la connaissance élaborée par les photographes, avec celle des architectes, des urbanistes, ou encore des anthropologues ? C’est l’une des réflexions engagées par l’exposition « Paysages français. Une aventure photographique (1984-2017) », qui s’est ouverte en octobre à la Bibliothèque nationale de France. La mise en perspective des trente-trois dernières années au prisme de la photographie de paysage – où sont présents de nombreux photographes ayant fait l’objet de portraits dans d’a – invite à concevoir les photographes comme des experts, bien souvent à l’avant-garde des questions de l’urbain.

  • L’île de béton : la Fondation Stavros-Niarchos, Athènes

    Maîtrise d’ouvrage : Fondation Stavros-Niarchos

    Maître d’œuvre : Renzo Piano Building Workshop, avec Giorgio

    Bianchi et Vassily Laffineur, avec la collaboration de

    Betaplan

    BET Expedition Engineering/OMETE (structure), Arup/LDK Consultants (acoustique et éclairage), Theater Project Consultants (équipement du théâtre), Deborah Nevins & Associates (façades)

    Paysagisme : H. Pangalou

    Signalétique : C&G Partners, M. Harlé/J. Cottencin

    Surface : site, 187800 m2, surface construite, 88000 m2, espaces verts 17000 m2 (14440 arbres, 300000 plantes)

    Calendrier : projet, 2008-2011; chantier, 2012-2016

  • Nous n’avons jamais été modernes : concours pour la réhabilitation de la tour Montparnasse

    Comment faire de cette tour sombre – symptomatique de l’entrée à reculons de la France dans la modernité – le symbole d’un Paris qui se voudrait à nouveau une « Ville lumière » ? Telle est la question posée par une commande floue, oscillant entre une simple remise aux normes et un « relooking extrême », rappelant l’émission de téléréalité du même nom.

  • Paysage à la recherche d’un récit commun : l’expérience bordelaise

    Dans cette période caractérisée par les changements climatiques, la raréfaction des terres naturelles et l’urbanisation galopante, quelle place accorde-t-on au projet de paysage ? La certitude de maîtriser la nature, infirmée par la série d’ouragans et de cyclones de cette fin d’été, semble avoir un effet paralysant sur une prise de conscience : son utilité à l’échelle du grand territoire.