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  • Architectes et paysagistes : une mutation engagée

    La grande lisibilité des positions défendues par les 20 équipes lauréates des Ajap 2016 offre une occasion rare : comprendre de l’intérieur la profonde transformation des métiers d’architecte et de paysagiste, toutes générations confondues.

  • Boîte noire / cube blanc, Centre de création contemporaine Olivier-Debré, Tours

    Maîtres d'ouvrages :Communauté d'agglomération Tour(s)Plus
    Maîtres d'oeuvres mandataires :Aires Mateus e associados ; Architectes associés phase conception : B+B Architectes (Guy Bez et Eric Bourg) ; Architectes associés phase réalisation : AAVP 
    BET général :BeA
    Acoustique :INACOUSTICS
    Conception lumière :
    LIGHTEC
    Entreprise clos et couvert : SOGEA centre
    Surface SHON :5 300 m2
    Coût :9 600 000 € HT
    Date de livraison :Septembre 2016

  • Design actif - Interview de l’architecte Pierre de Montigny

    Qu’il s’agisse d’architecture ou de design, l’agence Mutations Architectes – lauréate des Ajap 2016 – défend une approche du projet qui implique l’usager et l’encourage à poursuivre l’aventure. Nous avons questionné l’un de ses trois membres fondateurs sur les modes opératoires engagés à l’occasion de la production de trois pièces singulières : une table, un lavabo et un jeu de construction. Ce dernier sera exposé à la Cité de l’architecture jusqu’au 9 avril 2017 à l’occasion de l’exposition collective Ajap 2016 qui présentera le travail de 20 équipes de maîtres d’œuvre.

  • Dessine-moi une façade - Concours pour l’extension de l’INA

    L’INA, ce sigle vient souvent tatouer vos écrans de télévision ou d’ordinateur. Pourtant, les locaux de l’Institut national de l’audiovisuel restent invisibles, contrairement à ceux de France Télévisions ou de TF1 qui se dressent face à la Seine. Reléguée dans une zone d’activités de la banlieue parisienne, cette institution de l’ombre réclame aujourd’hui sa part de lumière et de visibilité architecturale.

  • Éloge du vide, Conservatoire national, Vanves

    Projet HQE - Label BBC

    Maîtres d'ouvrages : Grand Paris Seine-Ouest / ville de Vanves 
    Maîtres d'oeuvres : Babin + Renaud
    BET : Grontmij Etco
    Entreprise générale :
    Legendre
    Acousticien : ACV

    Scénographe : XNS

    Surface SHON : 3198 m2
    Cout : 11 828 150 euros HT
    Date de livraison : 2016

  • Façades en mouvement - Dynamiques et multimatériaux pour bâtiments multifonctions

    Le choix grandissant des matériaux pour habiller les façades souligne la sophistication des volumétries et les prouesses architecturales. Savoir les conjuguer évite la monotonie et répond souvent à la demande d’un bâtiment multiusage, où se côtoient logements, bureaux, commerces, équipements ou encore services. Mais à force de vouloir se distinguer, la façade contribue-t-elle à intégrer un bâtiment dans la ville, ou ne se limite-t-elle pas à énoncer des codes empruntés à la signalétique pour faire des bâtiments totalement singuliers ? 

  • HARDEL + LE BIHAN, La juste mesure des choses

    Mathurin Hardel et Cyrille Le Bihan font partie de cette talentueuse génération d’architectes français nés dans les années 1970 qui, après une quinzaine d’années de pratique, se voient aujourd’hui confrontés aux incertitudes qui entourent leur métier en plein bouleversement. Leurs aînés ont peu fait pour anticiper la mise à mal de la profession, tandis que les plus jeunes, installés en pleine crise, ont fait de ce contexte frugal leur raison d’être. Alors ils observent, jouent le jeu sans être dupes et prennent les devants en questionnant cette nouvelle donne avec clairvoyance. Rencontre avec un tandem lucide qui, face à cette réalité, réalise des bâtiments à l’écriture déterminée, parés pour affronter le temps.

  • Le droit d’auteur des architectes (suite et fin)

    Après notre enquête sur le coût du droit à l’image d’une œuvre architecturale (voir d’a n° 250), nous nous sommesdemandé si la proposition de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique européen mettait définitivement les architectes à l’abri de l’exception de panorama qui les priverait de leurs droits. Nous avons par ailleurs interrogé l’avocate Ornella Ricciotti sur la jurisprudence et les conseils à donner aux architectes pour faire respecter leur propriété intellectuelle, cela notamment quand l’intégrité d’une œuvre est menacée.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - Héberger plutôt que loger, une nouvelle norme de pensée ?

    On ne loge plus, on « héberge ». Solution d’exception hier pour des personnes isolées marginalisées, l’hébergement des populations « en situation de précarité » est devenu la solution fourre-tout de toute la misère du monde. Outil efficace de « mise au propre » de la ville, il impose sa loi et ses standards aux marges d’une politique du logement figée dans ses impensés et dans ses normes. Pour les personnes hébergées, cette forme modernisée du camp se traduit par une désappropriation des lieux et une perte de liberté qui retardent tout rebond possible. Repenser ce qu’habiter veut dire semble une priorité, pour admettre, améliorer, inventer des formes d’habitats au plein sens du terme pour les situations de vie fragiles.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - I. La norme comme politique d’exclusion - De l’invisibilité des réfugiés syriens : le rôle des États en France et au Liban

    En 2015, plus de 1 million de personnes sont entrées illégalement dans l’espace Schengen. La crise migratoire en Europe a débuté dans les années 2010 et s’est amplifiée avec la guerre en Syrie. Onze millions de Syriens ont quitté leurs lieux de vie. Selon les chiffres de l’UNHCR en décembre 2016, 4,8 millions d’entre eux étaient enregistrés dans les pays limitrophes. Où sont-ils aujourd’hui, notamment en France, et dans quelles conditions sont-ils « reçus » ?


    par Stéphanie Dadour et Faten Kikano

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - I. La norme comme politique d’exclusion - Du foyer à la « résidence sociale »

    Philosophe et membre du collectif « Ouvriers du monde/Architectes de paix »,Judith Balso revient sur l’histoire des foyers ouvriers en France, dont la transformation en « résidences sociales » est en cours. Un temps lieux de solidarité et de liberté d’expression, ils subissent aujourd’hui une nouvelle tentative de mise au rang, au nom de normes spatiales qui se font passer pour logiques et bienveillantes. Certains collectifs d’habitants résistent et défendent une vision moins individualiste et plus fraternelle de l’habitat.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - À Berlin, la Maison des Statistiques devient un projet social et artistique

    Quelles solutions alternatives pour l’hébergement des réfugiés dans les centres urbains ? Au cœur de Berlin, le projet Initiative Haus der Statistik propose de réhabiliter un ancien complexe de bâtiments administratifs voués à la démolition. Pour créer des logements sociaux dédiés pour réfugiés, mais aussi un centre d’art, des ateliers et logements pour artistes… Un projet d’habiter comme un manifeste face à la « crise des migrants » et du logement, dont la pertinence des propositions mérite que l’on réfléchisse à sa transposition en France.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - À Paris, les « Grands Voisins », un laboratoire urbain et solidaire

    Aller plus loin dans le dispositif établi de l’hébergement d’urgence ? C’est ce que propose le projet des Grands Voisins, qui construit depuis 2015 un « laboratoire urbain solidaire » d’accueil, de travail et de rencontre dans le 14e arrondissement de Paris.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - Aux Pays-Bas, un centre pour demandeurs d’asile comme un quartier de maisons

    Concevoir l’hébergement comme une maison en guise de respect pour le demandeur d’asile, voilà l’ambition nourrie par ce projet. En adoptant des typologies communes de maisons hollandaises et de cours partagées, l’objectif est de faire de l’abri du réfugié un habitat comme les autres, où la pièce à vivre-cuisine devient lieu d’ancrage et de partage. Malgré une esthétique austère et le regroupement à l’échelle d’un quartier, offrir un toit – même momentané – est ici un vrai support d’existence.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - Co-construire dans les bidonvilles à Marne-la-Vallée

    Comment être architecte en bidonville, en France, quand les habitants sont expulsés plusieurs fois par an et que le qualificatif d’« indigne » est porté à tout-va sur leur fragile habitat ? Pour l’association « Système B, comme bidonville », la question engage, au-delà d’une réflexion sur la pratique de l’architecture, un travail de conception différent appuyé sur une économie de la pauvreté, sur le réemploi et la déstandardisation de la construction. Tenir compte du contexte signifie ici respecter au sens fort ces habitats de dépannage et tout ce qu’ils représentent pour ceux qui les construisent.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - Mise en sécurité du foyer des Sorins à Montreuil

    Respecter la norme est-il plus important que de loger les personnes sans domicile ? Derrière cette interrogation rhétorique se cache pourtant la réalité de la pensée dominante du logement pour les plus précaires, restreinte aux plans insuffisants d’hébergement d’urgence. D’autres choix sont pourtant possibles, comme le montre le foyer des Sorins à Montreuil, où l’engagement municipal et les bonnes volontés collectives permettent à des hommes célibataires en attente de régularisation d’avoir un lieu de résidence qu’ils gèrent en autonomie depuis 2011.

  • Loger le pauvre, l’immigré, le demandeur d’asile - II. Au-delà des normes ? - « Inclusive Neutrality », une proposition pour réinventer le bidonville de Dharavi

    Comment penser l’évolution d’un des plus grands bidonvilles au monde ? En 2014, suite à l’annulation du projet de sa démolition, le concours Reinventing Dharavi a proposé à des équipes internationales de réfléchir à l’avenir du quartier de Dharavi à Mumbai.

  • L’Elbphilharmonie de Hambourg

    Maîtres d'ouvrages : Freie und Hansestadt Hamburg ; Elbphilarmonie Hamburg Bau GmbH & Co. KG, représenté par ReGe Hamburg
    Maîtres d'oeuvres : Herzog & De Meuron, Ascan Mergenthaler et David Koch (partenaires en charge du projet)
    Entreprises : Hochtief
    Acoustique : Nagata Acoustics
    Surface SHON : 125512 m2

    Coût : 865 millions d'euros
    Calendrier : Début des études en avril 2003; début du chantier en mars 2007; démarrage du projet réajusté en avril 2013; inauguration en janvier 2017

  • Myr Muratet, géographe de la survie

    Sans-papiers sous le métro, campement rom à Aubervilliers, réfugiés syriens à La Chapelle… Le travail artistique et documentaire entrepris par Myr Muratet depuis des années entre en résonance avec une actualité assourdissante. Entre portraits et scènes de vie, ses photos révèlent d’un côté les différents dispositifs mis en œuvre par le pouvoir pour contrôler le territoire. De l’autre, une violence teintée d’une troublante humanité.