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  • 36 millions de m² à rénover d'urgence

    Amélioration de l'efficacité énergétique, préservation de l'attractivité d'une région ou de la valeur d'un bien, augmentation de la valeur locative… Les raisons de rénover le parc immobilier tertiaire ne manquent pas. La mise en conformité des bureaux aux standards contemporains de normes et de confort représente un enjeu majeur du secteur.

  • Acqua bassa pour la Biennale d'architecture de Venise 2012

    La treizième Biennale d'architecture de Venise se tient jusqu'à fin novembre. Placée sous l'autorité de l'architecte David Chipperfield, l'exposition principale présentée dans l'Arsenale et les Giardini sous le titre « Common Ground » est remarquable – en bien comme en mal – par son manque général d'éclat. La plupart des pavillons nationaux sont eux aussi cette année en demi-teinte. Il faut peut-être y voir l'expression d'une crise qui pourtant, presque nulle part, ne dit son nom…


    Si l'on en croit David Chipperfield, l'architecture ne devrait pas s'apprécier à l'aune du spectacle singulier qu'elle propose parfois, mais comme la manifestation d'un certain nombre de valeurs partagées et comme le cadre de la vie quotidienne. Voilà pourquoi l'architecte anglais s'intéresse à ce que les maîtres d'œuvre peuvent avoir en commun et à ce qu'ils peuvent échanger avec le public. Se faisant, il a placé la treizième Biennale d'architecture de Venise sous les auspices de la continuité, du contexte et de la mémoire. Cette rhétorique marque indubitablement un retour à l'histoire et à la culture architecturale, et s'inscrit dans la veine postmoderniste dont, rappelons-le, la Biennale fut le berceau dès 1980.

  • Architecture tertiaire : les logiques du bureau

    Les immeubles de bureaux relèvent-ils de l'architecture ? On peut se le demander, si l'on regarde la place qu'ils occupent dans la presse spécialisée, celle d'une terra incognita. Depuis trente ans, seul un bâtiment de bureaux très particulier, l'hôtel Berlier de Dominique Perrault, a été distingué de la prestigieuse Équerre d'argent, et trois réalisations, pas plus, ont été mentionnées. On peut avancer plusieurs hypothèses pour expliquer cette absence : la première tiendrait à la banalité de la forme. Devenu, à partir des années soixante-dix, un produit financier détenu par des investisseurs, le bureau s'est complu dans le fonctionnalisme jusqu'à la nausée. 
  • Benoît Crépet, la modernité comme continuité

    En architecture, les Modernes ont sonné plus d'une fois la fin de l'histoire. Est-ce parce qu'il est plus conscient de l'aspect transitoire de nos existences que Benoît Crépet a cherché à développer une architecture moderne, qui allait au-delà de son propre horizon ? En entrant en sympathie avec le passé ou à travers la persistance de technologies constructives penchant davantage vers le low-tech que les prouesses dernier cri.

    Qu'aurait fait Benoît Crépet s'il n'avait pas été architecte ? Marin, répond l'intéressé, que l'on sent un brin ermite. Mais on l'aurait volontiers vu en menuisier ou ferronnier, par goût pour la matière ;

  • Bureau, l'architecture au travail

    Une chaîne complexe relie l'immeuble de bureaux à son utilisateur. La réalisation de « produits tertiaires » est d'abord le fait d'investisseurs cherchant à générer un revenu à partir d'un bien immobilier. Une bonne nouvelle : l'architecture serait redevenue une valeur positive de ce secteur.
  • Entretien avec Emmanuel Sauvage, président d'Aliuta

    « Dans le tertiaire, le substrat est immobilier, mais la réalité est financière »

    Architecte de formation, Emmanuel Sauvage a pratiqué la maîtrise d'œuvre pendant neuf ans, avant de se tourner vers la maîtrise d'ouvrage tertiaire. Il fonde Artequation en 1993, structure revendue à CBRE en 2006, qu'il quittera en 2010 pour créer AliutA. Cette société s'est fixé pour objectif de « devenir un acteur indépendant et novateur dans le monde du développement durable appliqué à l'immobilier », opérant comme conseil auprès de propriétaires et d'investisseurs.

  • GA, le bureau fait maison

    Implantée à Toulouse, l'entreprise GA a été fondée il y a cent trente-cinq ans et réalise chaque année 150 000 mètres carrés de bureaux à l'aide d'un procédé de préfabrication entièrement maîtrisé en interne. L'entreprise est forte de quelques beaux succès, le dernier en date étant la réalisation du siège de Thalès, 93 000 mètres carrés livrés en deux ans. Mais ce modèle, qui reste une exception, sera-t-il encore adapté aux défis de demain, qui semblent pencher pour davantage d'intégration dans le tissu urbain et moins d'anonymat architectural ?

  • Incubateurs : la nouvelle Ecole Centrale à Saclay

    Cette consultation demandait aux différentes équipes de s'interroger très librement sur l'organisation spatiale de l'École centrale et son insertion dans le cluster de Saclay. Il peut paraître urgent, quand semblent dominer des savoirs de plus en plus spécialisés, de réfléchir en termes d'architecture et de ville à la revitalisation des principes saint-simoniens qui ont présidé à la création de cet établissement en 1829. D'inventer un dispositif spatial capable de répondre à ce cursus pédagogique fondé sur le projet et toujours destiné à former des ingénieurs généralistes, ainsi que des créateurs d'entreprise comme Gustave Eiffel ou Francis Bouygues.

  • Le bruit placardisé

    Simultanément cloison et placard, ce produit joue également le rôle de renfort acoustique, affaiblissant la transmission des bruits entre deux bureaux contigus (Pv: Rw 44 dB). Il s'installe facilement sur les différents types de cloisonnement amovible sur structure aluminium, qu'ils soient vitrés ou pleins. Le système est modulable: un même placard peut ouvrir sur deux bureaux différents, plusieurs finitions sont disponibles.
    Tous les éléments constitutifs du placard sont également démontable et réutilisables.

    Cloison-placard Prémium AZ


  • Le bureau perché

    Selon les ergonomes, la station verticale aurait un intérêt certain au bureau. Passer régulièrement de la position assise à la position debout générerait une activité physique bienvenue pour éviter les désordres  posturaux. Cela créerait également un environnement de travail plus dynamique, en phase avec un personnel autonome et responsable. En bref, les avantages à se lever sont tels qu'aucun cadre d'une entreprise moderne ne saurait rester plus longtemps cloué à sa chaise.
    La gamme High work développé par Vitra répond à ce changement de posture par un mobilier adapté. La chaise Pivot dispose d'une assise placée 33 cm plus haut que celle des chaises courantes, elle est équipée de repose-pieds mais ne dispose pas d'accoudoir, afin de favoriser les positionnements latéraux. Elle s'accorde au bureau Ad Hoc, doté d'un plateau en altitude.

    Pivot/Ad Hoc
    Vitra, www.vitra.com
  • Le génie du lieu tertiaire

    La localisation est un enjeu central dans la construction du bureau : pas seulement pour la réussite commerciale d'un produit d'investissement, mais aussi pour le bon équilibre de la vie urbaine. Quelle est la répartition des bureaux sur le territoire français et quelles sont les logiques particulières que suit leur implantation ?

  • Le Kindarena à Rouen

    Maîtres d'ouvrages :  LA CREA (Communauté de l'Agglomération de Rouen, Elbeuf, Austreberthe)
    Maîtres d'oeuvres :  Dominique Perrault Architecture
    Entreprises :  Structures, Khephren Ingénierie ; Fluides, Alto Ingénierie ; Economiste, RPO ; Acoustique et éclairage, Jean-Paul Lamoureux
    Surface SHON :  17 000 m2 ; Espaces publics, 11 000 m2(Hors voirie)
    Cout :  52,4 millions d'euros
    Date de livraison :septembre 2012

  • Le mur du son

    Qui dit bureau ouvert dit nuisance sonore. « Les bruits gênants sont non seulement synonymes de stress, de maux de tête et de difficultés à se concentrer, mais ils peuvent également être à l'origine de douleurs aux épaules et au cou », explique le designer Christian Halleröd, qui a conçu les panneaux Oktav pour améliorer le confort acoustique des plateaux de travail en open space. Chaque panneau se présente sous la forme d'une dalle carrée de 55 cm de côté, constituée à 60 % de matériaux recyclés (chute de tissus et PET tiré de bouteilles en plastique) et à 40 % de fibres polyester. L'assemblage de plusieurs dalles par fixation murale forme une paroi absorbante unie ou bariolée, en fonction du choix des couleurs et des motifs. De nombreuses teintes sont disponibles.

    Oktav.

    Kinnarps. <www.kinnarps.com>

  • Madan Mahatta, l’œil de la New Delhi moderniste

    Parce qu'il était capable de réaliser tout type de travaux nécessitant une compétence technique approfondie, Madan Mahatta est devenu le photographe attitré des architectes opérant à Delhi dans l'après-guerre. Longtemps inédites, ses images ont été exhumées à l'occasion d'une exposition, la première de ce photographe qui fête cette année ses quatre-vingts printemps.
  • Maison de week-end en Belgique

    Maîtres d'ouvrages : privé

    Maîtres d'oeuvres : OFFICE Kersten Geers et David Van Severen. Équipe : Kersten Geers, David Van Severen, Jan Lenaerts, Andrew Power, Michael Langeder, Steven Bosmans, Adeline de Vrij
    Entreprises :Ingénieur structure : UTIL Struktuurstudies – Paysagiste : Patrick T'Hooft
    Surface SHON : 400 m2
    Calendrier :Conception, 2009-2010 ; Construction, 2011-2012

  • Musée maritime d’Estonie, Tallinn

    Maîtres d'ouvrages : Musée maritime d'Estonie

    Maîtres d'oeuvres : Koko Architecture (Andrus Kõresaar, Raivo Kotov, Indrek Mikk, Margit Aule, Tõnis Savi) – Scénographie : Koko Architecture (Andrus Kõresaar, Olga Batuhtina, Margit Argus)

    Entreprises : Ingénieurs chargés du suivi de la reconstruction : Karl Õiger et Heiki Onton (Tallinn University of Technology) – BET : structure, Neoprojekt et VMT Ehitus ; lumière, Ahto Kallas (Moodne Valgustus) et Urmas Pastarus
    Surface SHON : 8 000 m2

    Cout :13 million d'euros

    Date de livraison : 2011

  • Petit dictionnaire énervé de la biennale

    Amphigourisme :Si l'architecture est le reflet de son époque, ses valeurs vitruviennes constituent toujours le fondement de sa pratique. Mais il faut bien tous les deux ans montrer que dans un monde en violente mutation, les architectes sont les phares indiquant la voie. Les nouvelles idées étant rares, il est plus prudent de réinventer la poudre en la maquillant sous un discours amphigourique. Le sibyllin devient un gage de complexité, l'inintelligibilité instille le doute : nous ne serions pas en présence d'un lieu commun de l'architecture, mais devant une considération si nouvelle que sa formulation échappe encore à notre entendement tellement conventionnel. Combien de fois est-on surpris, intrigué, avant de s'apercevoir qu'on nous fait prendre les vessies pour des lanternes : oui, l'architecture est faite pour que des humains vivent dedans ; oui, il faut apprendre à vivre ensemble ; oui, on ne peut pas concevoir sans penser qu'un territoire a une histoire ; oui, les ressources de la planète ne sont pas inépuisables…


  • Table magique

    Cette table de bureau dissimule ses fonctionnalités high-tech sous un design minimaliste et épuré. Son plateau coulisse pour donner accès à la connectique indispensable au bon fonctionnement d'un poste de travail informatique contemporain : alimentation en énergie, câblage pour transfert de données, etc. Les branchements s'effectuent au moyen de deux points intégrant un insert pour la fixation de l'écran ou d'un luminaire. Ils peuvent être complétés par une trappe d'accès positionnable à trois emplacements différents. De plus, la table est munie de pieds télescopiques motorisés permettant le réglage du plateau sur toutes les hauteurs comprises entre 650 mm et 1 300 mm. Disponible dans de nombreuses finitions et dimensions.

    Kitos E et Kitos E Advanced.

    USM.

    <www.usm.com>

  • Transformation d'un immeuble industriel en bureaux, Paris IXe

    Maîtres d'ouvrages :Orosdi - The Carlyle Group

    Maîtres d'oeuvres : Franck Hammoutène. Chef de projet, Martine Zilliow, avec Khoan Tran Viet, Isabelle Arhan, Dominique Debay Fabre, Philippe Foulfoin
    Entreprises :Serdal, C&E Jean-Marc Weill ; ouvrages métalliques, atelier Banneel ; fourniture verre, Vidrexport (Portugal) ; menuiseries métalliques, établissements Gendre ; gros œuvre, Bouygues rénovation privée ; entreprise Serdal, AB construction
    Surface SHON : 23 600 m2 Shon (bureaux 22 300 m2, logements 1300 m2)

  • « Common Ground » à Venise

    Créée en 1975 mais réellement internationale depuis 1980, la Biennale d'architecture de Venise s'est imposée comme l'événement majeur de la scène architecturale mondiale. Entre l'ancienne corderie de l'Arsenal et les Giardini, le futur de l'architecture peut être révélé à ceux qui en ont la clé.

    Incontestablement, l'exposition inaugurale de 1980 – « La présence du passé » avec sa Strada novissima –, dirigée par Paolo Portoghesi, avait médiatiquement lancé le postmodernisme. Depuis, chaque édition semble vouloir répondre à cette injonction de rester comme un moment déterminant de l'histoire de l'architecture. En se baptisant « Next », la Biennale de 2002, dirigée par Deyan Sudjic, affichait sans complexe cette volonté. Cette prétention fait à la fois la force et la faiblesse de l'événement : elle place la barre très haut, quitte à maquiller le manque d'idées neuves sous la rhétorique du jargon curatorial. Si l'on considère une des périodes les plus fécondes de l'histoire de l'architecture, de 1924 à 1934 par exemple, imagine-t-on vraiment que s'il y avait eu une exposition tous les deux ans, chaque édition aurait apporté une révolution par rapport à la précédente ?