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  • Les Grands Ensembles. Une architecture du XXe siècle

    À l’heure où la rénovation urbaine sert trop souvent de prétexte à la destruction des ensembles immobiliers des Trente Glorieuses, il était nécessaire d’en recenser le patrimoine afin de protéger ceux dont les qualités ne demandent qu’un peu de bienveillance et d’entretien pour appartenir au club des bâtiments durables. C’est chose faite avec l’ouvrage sur les grands ensembles édité par Dominique Carré avec l’aide du ministère de la Culture. Depuis son apparition dans les années cinquante, ce type architectural, loin de faire l’unanimité, est souvent rangé dans le palmarès des pires erreurs de notre passé proche. En présentant une centaine de projets, ce livre propose de porter un regard nouveau sur cette production qui a répondu à un besoin urgent de logements au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà des a priori, on s’aperçoit combien certaines idées urbaines et paysagères alors innovantes peuvent encore être une source d’inspiration.

    Cette publication nous donne l’occasion de rappeler la parution, l’année dernière, du livre de Paul Landauer, L’Invention du grand ensemble. La Caisse des dépôts maître d’ouvrage. L’ouvrage revient sur les années cinquante et la nouvelle fonction de maître d’ouvrage de la Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts (SCIC). En moins de quatre ans, celle-ci avait lancé la réalisation de 76 455 logements sur plus de 400 programmes distincts, s’imposant très vite comme le plus grand constructeur français. Le livre de Paul Landauer est issu d’un long travail de recherche mené au sein du Laboratoire d’histoire de l’architecture contemporaine de l’École d’architecture de Nancy.


    Les Grands Ensembles, Une architecture du XXe siècle, Éditions Dominique Carré, 2011, 256 pages, 32 euros.

    Les Grands Ensembles. Une architecture du XXe siècle, Éditions A. et J. Picard, 2010, 288 pages, 38 euros.

  • Les hôtels particuliers de Paris

    À l’occasion de l’exposition « L’hôtel particulier. Une ambition parisienne » à la Cité de l’architecture et du patrimoine, nouvelle édition du livre d’Alexandre Gady, commissaire de l’exposition.L’histoire des hôtels particuliers n’avait jamais été envisagée dans sa globalité. Ce premier ouvrage offre une synthèse sur le sujet, à l’heure où certains d’entre eux sont encore victimes de destructions. Riche de nombreux documents d’archives et de plans, l’ouvrage nous plonge dans ce type architectural d’exception dont on compte près de 500 exemples dans la capitale.


    (Voir d’a-guide du n° 203, d’octobre 2011, Brèves,
    « Rendez-vous à l’hôtel particulier »
    )


    Gady Alexandre, Les hôtels particuliers de Paris, Éditions Parigramme, 2011, 320 pages, 850 ill., 49 euros.

  • London Orbital

    Quatre ans après sa première publication, les éditions Inculte nous en proposent la traduction française. L’ouvrage retrace le parcours pédestre de Iain Sinclair sur le tracé de l’autoroute qui ceinture le Grand Londres, la M25. Suivant une exploration méthodique, il collecte et raconte les histoires qui sont liées à cette construction qui a vivement troublé le paysage de la ville et de sa périphérie. Un livre aux dimensions colossales de la M25, dont Françoise Fromonot a souligné tout l’intérêt et l’importance dans son article « Iain Sinclair, prophète du réel », paru dans d’a n° 201 de juin 2011.


    Sinclair Iain, London Orbital, Éditions Inculte, 2010, 656 pages, 25 euros, traduit de l’anglais par Maxime Berrée, initialement paru aux éditions Penguin, Londres, 2006.

  • L’attractivité des métropoles, nouveau sport !

    Les politiques publiques d'aménagement du territoire semblent aujourd'hui presque exclusivement fondées sur le renforcement de leur attractivité. Tandis que ce nouveau prisme hante l'imaginaire des professionnels et des élus, il donne lieu à une surenchère de palmarès. Obsédées par la hausse de leur cote, à l'instar des États, les métropoles s'emploient à y ravir les meilleures places et se vantent de figurer au top. Leur quête effrénée de visibilité et de notoriété internationale s'exprime à travers la mode des marques territoriales. Celle, pionnière, de ONLYLYON, souvent citée en référence, entend redoubler de professionnalisme malgré un lobbying territorial déjà intense.


  • On the road - Le centre Pompidou mobile

    Maîtres d'ouvrages : Centre National d'Art et de Culture Georges-Pompidou
    Maîtres d'oeuvres : Patrick Bouchain et Loïc Julienne - BET : structure, métalo-textile, Astéo (Yves Jacquet) ; fluide, T&E ; ingénierie, Eric Charrier.
    Surface SHON : accueil, 170 m2 ; expositions, 340 m2 ; bureaux, sanitaires, locaux techniques , 140 m2
    Cout :  1,6 million d'euros

  • Paris au temps des gares. Grandes et petites histoires d'une capitale ferroviaire

    Les photos en noir et blanc du début du siècle rythment les différents chapitres de cette histoire des gares parisiennes écrite par Clive Lamming, historien des chemins de fer. Avec six grandes gares, Paris fait figure d’exception mondiale. On suit le cheminement de son développement pour en comprendre le rôle stratégique au cœur du réseau ferré français. Une manière de nous faire découvrir les plus petites gares ainsi que celles qui n’ont jamais été réalisées.


    Lamming Clive, Paris au temps des gares. Grandes et petites histoires d'une capitale ferroviaire, Éditions Parigramme, 2011, 160 p., 25 euros.

  • Paris déplacé, du XVIIIe siècle à nos jours (architecture, fontaines, statues, décors)

    Paris déplacé répertorie plus de deux cents déplacements de statues, de fontaines, de décors intérieurs et de bâtiments entiers parisiens : de quelques mètres seulement ou vers d’autres villes, voire d’autres continents. On y redécouvre un Paris insolite et historique par une série de photos qui les montrent dans leur état d’origine et leur état contemporain.


    Fiori Ruth, Paris déplacé, du XVIIIe siècle à nos jours (architecture, fontaines, statues, décors), Éditions Parigramme, 2011, 280 p., 29 euros.

  • Paris détruit. Du vandalisme architectural aux grandes opérations d'urbanisme

    Dans son dernier livre, Pierre Pinon, architecte et historien, a recensé toutes les démolitions qui ont contribué au paysage actuel de Paris, du XVIe siècle à nos jours. Plus de trois cents pages où l’on réalise curieusement que la capitale fut davantage victime de l’action des pouvoirs publics que des guerres. Est également mise en valeur l’émergence d’une conscience patrimoniale et de son évolution jusqu’à nos jours.


    Pinon Pierre, Paris détruit. Du vandalisme architectural aux grandes opérations d'urbanisme, Éditions Parigramme, 2011, 49 euros.

  • Quatre scénarios pour une ville en décroissance :Projets pour la ville de Saint-Dizier

    Alors que les mégapoles semblent condamnées à se densifier, Saint-Dizier est une ville qui souffre, comme beaucoup d'autres, d'une maladie inavouable : la décroissance. Son maire, le très actif François Cornut-Gentille, vient de lancer une consultation pour lui permettre d'affirmer son identité et de renforcer les attraits de son centre historique.

  • Sustainable design II. Vers une nouvelle éthique pour l'architecte et la ville

    Créé en 2007 par l’architecte et professeur Jana Revedin, le Global Award for Sustainable Architecture récompense chaque année cinq architectes dont les projets partagent l’éthique du développement durable. Après un premier volume sur les lauréats de 2007 et 2008, cet ouvrage regroupe les travaux des dix lauréats de 2009 et 2010. Pour chacun d’eux, une première partie explicite son engagement ; la présentation de deux ou trois projets permet ensuite de voir comment cette démarche se concrétise.



    Contal Marie-Hélène et Revedin Jana, Sustainable design II. Vers une nouvelle éthique pour l'architecte et la ville, Éditions Actes Sud, 2011,188 p, 120 ill., versions française et anglaise, 39 euros.


  • Top 200 des chiffres d'affaires des agences d'architecture françaises

    Quelles sont les plus grandes agences françaises, quels programmes traitent-elles, comment sont-elles organisées et quelles stratégies doivent-elles développer pour faire face à la crise, préparer leur développement futur ? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de répondre en allant à la rencontre de ces grandes structures, sur la base d'un classement établi, en fonction de leur chiffre d'affaires et de leurs effectifs.

    À l'encontre de l'image plus ou moins revendiquée de l'architecte artiste, ou de celle d'architecte artisan, auxquelles grand nombre de maîtres d'œuvre restent attachés, la grande agence peut heurter. Elle ne saurait représenter à elle seule l'architecture française, ni être l'horizon de toute une profession : elle en constitue néanmoins une partie. Démontrant la capacité des sociétés d'architecture à faire jeu égal avec les grandes structures d'ingénierie ou de maîtrise d'ouvrage qui sont leurs partenaires de projets, elles portent une part de la crédibilité de l'architecte.

  • Trois regards sur Brasilía

    Brasilia est un grand terrain de jeu régulièrement arpenté par les photographes. Aucun pourtant ne pourra plus jamais faire les images réalisées par Marcel Gautherot, Thomaz Farkas et Peter Scheier. Et pour cause : témoins privilégiés, ils parcoururent entre 1957 et 1960 une ville en formation, capturant le premier coup de pelle à l'inauguration.

  • Trois regards sur Brasilia

    Brasilia est un grand terrain de jeu régulièrement arpenté par les photographes. Aucun pourtant ne pourra plus jamais faire les images réalisées par Marcel Gautherot, Thomaz Farkas et Peter Scheier. Et pour cause : témoins privilégiés, ils parcoururent entre 1957 et 1960 une ville en formation, capturant le premier coup de pelle à l'inauguration.