Philippe Panerai vient de publier, seul, Paris métropole. Formes et échelles du Grand-Paris. Chef de file d’une tendance typo-morpho, il est persuadé que l’urbanisme ne se réduit pas à « l’action de disposer les hommes et les choses dans l’espace avec ordre », mais qu’il intègre une dimension historique, symbolique et tout bonnement citoyenne. Formé aux Beaux-Arts dans les années soixante (atelier Arretche), Philippe Panerai déploie depuis quatre décennies une triple activité : architecte « tourné vers l’urbanisme », enseignant à Versailles, puis à Paris, chercheur. Il a participé à une trentaine de concours, marchés de définition, études et projets en Région parisienne, qu’il connaît sûrement mieux que quiconque. Il a écrit en collaboration une série d’ouvrages qui ont fait date : Formes urbaines : de l’îlot à la barre, avec J. Castex et J.-C. Depaule ; Versailles : lecture d’une ville, avec J. Castex et P. Céleste ; Éléments d’analyse urbaine, avec J.-C. Depaule et M. Demorgon ; Projets urbains avec D. Mangin.