Quatorze
ans après sa création, l'Afex (Architectes
français à l'export) s'offre une nouvelle
visibilité avec un prix d'architecture. L'association s'impose
comme une vraie tête de réseau pour toutes les agences françaises
prêtes à miser sur l'export. Un pari tentant, mais risqué.
Prolongeant la réflexion sur les débouchés du métier (cf. d'a n° 192 de juin-juillet 2010), nous avons enquêté sur les compétences requises des architectes au sein des collectivités territoriales. Nous avons interrogé Philippe Laurent et Jean-Sébastien Soulé. Le premier est un élu qui, en raison de la pluralité de ses engagements, possède une vision transversale de ces questions. Le second, architecte, est directeur du CAUE des Hauts-de-Seine.
« Architecte, des métiers, une même culture » / « Architecte, un métier, des cultures ». Quel serait le meilleur slogan pour défendre le rôle de l'architecte dans une société financiarisée, peu friande de son art ? Lors d'une table ronde organisée le 17 mars à la Maison de l'architecture (voir les archives multimédias sur le site), le conseil de l'ordre des architectes en Île-de-France a choisi le premier, en écho à la diversification des modes d'exercice et des pratiques. Inverser le paradigme est tentant.
Les accords de Grenelle de 1970 ont posé les bases de la loi du 16 juillet 1971 sur la formation professionnelle continue des adultes. Depuis, celle-ci évolue au rythme des mutations des métiers, avec l'objectif de promouvoir la formation de chaque salarié tout au long de sa vie (loi du 4 mai 2004). Dans les domaines intéressant les architectes et leurs collaborateurs, la formation continue est plus valorisée que par le passé. Au terme de l'accord formation architecte du 20 janvier 2005, elle est inscrite dans la convention collective des entreprises d'architecture. Parallèlement, des pôles régionaux ont été mis en place et des stages de plus en plus diversifiés sont proposés.
Avec la crise, le phénomène du «dumping» des honoraires s'accroît dangereusement. Au-delà d'une simple bataille sur les taux, les honoraires ne sauraient être dissociés des missions à mettre en regard, sans négliger une difficulté réelle d'évaluation du coût des prestations intellectuelles et des temps morts. Des budgets de travaux sous-estimés et des taux d'honoraires ridicules ne pourraient qu'entraîner fatalement une multiplication des « bâtiments toxiques » – mal étudiés et mal construits – au détriment d'une politique à long terme favorisant la pérennité de l'architecture.