Trois expositions, une rétrospective, des rendez-vous débats réguliers, un livre, un coffret de DVD consacrés à l'architecture en Israël et un nouveau film en mai : le cinéaste Amos Gitaï est en ce printemps très présent sur la scène culturelle européenne. L'historien et critique d'art Jean-François Chevrier – commissaire de l'exposition Las biografias de Amos Gitaï à Madrid – s'est entretenu avec cet ancien étudiant architecte.
Jean-François Chevrier : Tu as consacré récemment deux films à tes parents, Efratia et Munio : Carmel (2009) et Lullaby to My Father (2012). Le projet d’exposition pour le musée Reina Sofía est contemporain de cette entreprise de remémoration. Le matériau de Lullaby to My Father est la biographie de ton père, l’architecte Munio Weinraub, dont l’œuvre a déjà fait l’objet de plusieurs expositions et publications savantes. Tu es toi-même architecte de formation. Tu portes le nom, Gitaï, que ton père a tardivement pris, en Israël, quelques années avant sa mort, en 1970.


