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En 2001, c'est dans la sérénité d'une chapelle désacralisée du XIXe siècle que Christophe Gulizzi installe son agence à Marseille. Au nom d'un culte plus païen, il est l'architecte du Z5 de Zidane à Aix-en-Provence, point d'orgue d'une série d'équipements sportifs. Et qu'importe si les pistes se brouillent, l'essentiel est de préserver le temps et la liberté nécessaires pour peaufiner son travail précis d'architecte artisan.

Dans la famille « a travaillé chez Ricciotti », je voudrais… Christophe Gulizzi. Brun sans être ténébreux, un brin inquiet mais sûr de son fait, il affiche une agréable pondération et son œuvre déjà fertile augure du bon. À quarante-trois ans, il échappe définitivement aux travers de certains clones du maître qui s'obstinent à imiter un style qui ne va qu'à lui. Christophe Gulizzi est donc la preuve vivante que la faconde médiévale et « l'aCCenT » ne suffisent pas plus à faire l'architecte que les lunettes d'écailles ou le chapeau sur T-shirt noir en d'autres temps. Gulizzi porte du bleu et il advient qu'il mette du vert dans son béton.
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