Cette traduction
familiarisera les lecteurs francophones avec le travail de l’architecte et
théoricien espagnol Carlos Martí Arís (1948-2020). Le titre,
volontairement contradictoire, évoque l’interrogation que sous-tend cette
recherche : comment définir l’identité d’une œuvre bâtie ? C’est une
tâche complexe, car l’architecture est à la fois la somme des éléments pérennes
et identifiables dans le temps, tout comme le fruit d’un contexte unique et
évolutif. Carlos Martí Arís y parvient en s’emparant d’un outil
d’analyse dont il explique longuement la définition et l’usage : le type.
Sous-entendu comme synthèse des rapports entre les différentes structures d’un
édifice, le type révèle les permanences et les variations d’une architecture. À
l’instar de De l’ambiguïté en l’architecture de Robert
Venturi, l’iconographie, majoritairement des plans et des coupes, est partie
intégrante de l’argumentation. La postface de Fabio Licitra donne la parole aux
projets de l’auteur. Elle montre un usage opérationnel du type, notamment en
tant que générateur de plans. Ce livre est donc l’occasion parfaite de rendre
hommage à l’œuvre écrite et architecturale de Carlos Martí Arís.
Les variations de
l’identité, Le type en architecture, Carlos Martí Arís,
Éditions Cosa Mentale, 17 x 24 cm, 272 p., 30 euros.