Simple et concis, un peu comme une nouvelle, cet ouvrage témoigne de notre
rapport sensible et culturel aux environnements thermiques. À travers époques
et lieux, l’autrice aborde le sujet trop souvent marginalisé du confort,
pourtant essentiel. D’autres ouvrages récents ont évoqué la question de manière
différente et appellent au même changement de paradigme : l’atmosphère
doit être la première condition de toute conception. Parmi eux, Conditions
d’air, Politique des architectures par l’ambiance d’Emmanuel
Doutriaux (MétisPresses, 2020), ou Les Délices du feu de
l’historien Olivier Jandot (Champ Vallon, 2017). Lisa Heschong dresse ici un
inventaire de ces lieux où nous expérimentons davantage notre rapport aux
sensations thermiques : la cheminée, le sauna, la loggia, les jardins
islamiques ou encore les bains japonais. Elle souligne combien nous avons perdu
en sensibilité et en résistance physique dans nos intérieurs régulés par des
technologies énergivores. L’autrice appelle à travailler davantage en
collaboration avec la nature pour tendre au plaisir de la « volupté
thermique ».
Architecture et volupté
thermique, Lisa Heschong, Éditions Parenthèses, Collection Eupalinos,
15 x 23 cm, 96 p., 12 euros.