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Rouge dans la ville, Marie Voigt, L’École des loisirs, Kaléidoscope, 23 x 27 cm, 40 p., 13 euros.


Habiter selon, Tanella Boni, Museo, 21 x 15 cm, 143 p., 14,50 euros.


Lina Bo Bardi, Enseignements partagés / Insegnamenti condivisi, Alessandra Criconia et Élisabeth Essaïan, Archibooks, 24 x 19 cm, 300 p., 24 euros.


Katarzyna Kobro / Wtadystaw Strzeminski. Une avant-garde polonaise, Centre Pompidou / MS / Skira, 22 x 28 cm, 192 p., 35 euros.


Le Corbusier & Iannis Xenakis. Un dialogue architecture / musique, Séverine Bridoux-Michel, Imbernon, 21 x 21 cm, 200 p., 27 euros.

Plus que jamais le monde moderne est plein de poésie et de dangers…


Rouge dans la ville, le premier album de Marie Voigt, nous enchante avec sa version contemporaine du Petit Chaperon qui met la ville à l’honneur, avec ses dangers et ses plaisirs. Comme tous les enfants, Rouge doit trouver sa propre voie et découvrir ce qui compte le plus… « avalée » par la ville, elle réussit finalement à rejoindre sa grand-mère pour, avec elle, faire des projets… Un graphisme très riche qui n’est sans rappeler celui de nos écrans d’antan !


Dans la collection Paradisier des éditions Museo, chaque auteur est invité à choisir un verbe et à construire une narration sur ce qu’il revêt, SELON lui – se nourrissant des influences culturelles nécessairement multiples qui lui sont propres. Habiter est le verbe que Tanella Boni nous fait conjuguer à tous les temps et dans tous les espaces. Elle nous convainc qu’il consiste surtout à « inventer de la vie là où il n’y en a pas » dans le respect de la diversité culturelle.


Et c’est ce que fait Lina Bo Bardi, à l’héritage culturel multiple originaire des deux côtés de l’Atlantique avec son architecture simple et humanisée. Le catalogue de l’exposition Lina Bo Bardi, Enseignements partagés/Insegnamenti condivisi restitue les nombreux enseignements reçus et transmis dans le cadre de cette « aventure » pédagogique et humaine dont l’objectif premier était de mieux connaître l’œuvre d’une femme à plusieurs facettes. Un ouvrage dense.


Katarzyna Kobro et Władysław Strzemiński forme un couple d’artistes inconnu du public mais qui comptent parmi les piliers de l’art moderne polonais. Le catalogue de l’exposition qui leur est consacrée est richement illustré par les peintures abstraites de Strzemiński ainsi que les sculptures géométriques de Kobro, parfait exemple du mouvement constructiviste, qui nous plongent dans l’effervescence culturelle et artistique des années d’après-guerre. À découvrir !


Enfin, Iannis Xenakis et Le Corbusier associés à Edgard Varèse composent un Poème électronique dont l’Humanité raisonne encore aujourd’hui, soixante ans après. Revenir sur la genèse du Pavillon Philips de l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles, objet multimédia avant l’heure, c’est appréhender particulièrement les rapports entre architecture et musique chez Le Corbusier et Iannis Xenakis. Grâce à de nombreux documents inédits, l’ouvrage abondamment illustré et haut en couleur ajoute une note à cette genèse…