Historien de l’art, commissaire, spécialiste entre autres de la photographie (notamment de Jeff Wall), Jean-François Chevrier est un des rares critiques a s’intéresser aussi à l’architecture : pour Herzog & de Meuron avec lesquels il collabore ou avec d’a pour qui il a écrit une série d’articles – « Grand écart » – parus en 2013 sur les rapports entre art et architecture. « Formes biographiques » est issu de deux expositions à Madrid (au Reina Sofía) et à Nîmes (au Carré d’art). Comme le titre de l’ouvrage l’annonce explicitement, Chevrier tente d’élucider les rapports qu’entretiennent les oeuvres d’art avec la vie de leurs auteurs. De Nerval à Broodthaers en passant par Dorothea Tanning, Meryon, Étienne-Martin ou Giacometti, les déterminants biographiques ne cessent de structurer le travail des artistes autant que ceux qui tentent d’en comprendre le sens. C’est l’histoire de cette relation, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, que retrace l’auteur à partir d’oeuvres connues ou inconnues du grand public.
Formes biographiques, Jean-François Chevrier* avec la collaboration d’Élia Pijollet, Éditions Hazan, 392 p., 16,5 x 22 cm, 35 euros.