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Moins médiatisées mais aussi moins formatées que les AJAP (albums des jeunes architectes et paysagistes), les expositions [Re]nouveaux Plaisirs d’architecture se définissent comme un « podium précoce » pour l’architecture belge francophone émergente. Foisonnantes et accessibles, les précédentes sessions (2005 et 2007) ont participé à réintroduire le débat architectural au coeur d’un public alors démobilisé. Ces événements aux scénographies décalées, générées par l’interaction imposée entre les travaux des différentes agences, privilégient les réflexions critiques à l’« oscarisation ». La règle est particulièrement bien suivie cette année puisque les neuf bureaux choisis, s’ils n’en restent pas moins talentueux, sont quasiment inconnus. Les quelque 300 pages du catalogue « augmenté » accompagnant cette troisième édition proposent de découvrir ces pratiques hétéroclites et engagées sous forme d’entretiens, de contributions graphiques et de textes d’architectes, d’historiens ou de maîtres d’ouvrage. Véritable cabinet de curiosité, ce livre aux multiples niveaux de lecture offre le panorama d’une production « qui comptera incontestablement demain, ou peut-être pas ! »


Dithyrambes, [Re]nouveaux Plaisirs d’architecture #3, sous la direction de Jean-Didier Bergilez, Éditions CIVA – faculté d’architecture de l’ULB, 280 pages, 28 euros.