Échappant à la programmation urbaine, de nouveaux lieux de vie mêlant travail, événementiel, commerces, exposition et détente se dessinent aujourd’hui. Ces étonnants modèles de mixité intéressent tout particulièrement les situations existantes et constituent la clé d’un renouvellement urbain, par l’intérieur. Passionné par ce que peut apporter la mixité fonctionnelle dans la fabrication de la ville, Jean-Manuel Puig nous fait part de son expérience.

 

 

D’a : On assiste aujourd’hui à l’émergence de nouveaux modèles de mixité fonctionnelle, très différents de ceux habituellement programmés dans le cadre d’opérations neuves ex nihilo. J’ai l’impression que nous tendons vers une mixité qui s’appuie davantage sur les capacités de l’activité locale existante et regarde des surfaces plus modestes : une mixité située.

Oui, tout à fait ! Et c’est précisément cette approche qui nous intéresse : celle d’une mixité rattachée au « déjà-là ». Celle-ci se rapporte autant au bâti existant qu’au morceau de ville dans lequel il s’inscrit. En effet, avant d’imaginer un projet de mixité, il faut connaître le quartier et ses besoins. Il s’agit donc avant tout de programmer des activités qui sont « justes ». Dans ces conditions seulement, nous pensons que la mixité programmatique permet de créer un lieu de vie. Et fondamentalement, c’est ce que nous cherchons.

Nos réflexions sur (...)

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