Copyright : ©Henry ROY

À peine après avoir franchi le seuil de l’agence, je le reconnais, dans cet espace étrangement resserré, en train de travailler avec un collaborateur. J’essaie de l’approcher mais quelqu’un me fait signe de rebrousser chemin et de monter dans la salle de réunion du dernier étage où m’attendent Yukiko Chiche, la traductrice, et Monica Lebrao Sendra de l’Institut français. En me retournant, j’aperçois un gant de boxe en cuir rouge suspendu contre un mur gris de béton poli et je me hisse sur un escalier très étroit surplombant l’atrium de l’entrée. Son ascension ravive la sensation de vertige ressentie il y a très longtemps dans la maison La Roche de Le Corbusier, que je pensais avoir complètement oubliée…

D’a : Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à devenir architecte ?

Au Japon, comme dans la plupart des pays du monde, le parcours scolaire et les diplômes sont déterminants. Les architectes doivent, avant de construire, obtenir un diplôme d’architecture et parfois d’autres titres universitaires. Ils sont formés dans des établissements spécialisés où ils suivent des cours de construction, d’histoire, de sciences sociales…

Ce n’est pas comme cela que les choses se sont passées pour moi, c’est à la fois plus brutal et plus trivial. (...) (...)

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