Lors du « Grenelle » en 2007, Françoise-Hélène Jourda avait accordé à d'a un entretien qui résonne toujours aujourd'hui comme une profession de foi.
DA : des organismes institutionnels (ademe), des labels(hqe) existent déjà. Faut-il mettre en place aujourd’hui de nouvelles structures ?
FHJ : En France, de nombreuses institutions et associations proposent des labels ou des certifications. Elles valident des techniques opératoires qui permettent de concevoir et de construire selon les principes du développement durable. Mais ces organismes sont très éparpillés et le cadre qu’ils proposent souffre d’une image confuse quant aux possibilités d’obtenir ces certifications. Leur manque de lisibilité et leur complexité découragent même les concepteurs de bonne volonté. Par ailleurs, ces labels et certifications ont surtout été conçus dans un objectif de réduction des consommations d’énergie. Il faut élargir aujourd’hui la prévention environnementale à l’ensemble des ressources non renouvelables : les matériaux, le sol, l’eau et l’air. Il est nécessaire d’enclencher au plus vite une synergie dans laquelle toutes ces connaissances et ces compétences seront mises en commun. Il est en outre indispensable d’instituer un observatoire qui rassemble et analyse sans complaisance tous les retours sur expérience. (...) (...)