Au sein du collectif
Studiolada, les architectes Christophe Aubertin et Benoît Sindt développent des
recherches spécifiques autour de la pierre naturelle et plus généralement sur
les matériaux biosourcés en territoire lorrain. Pour l’extension d’un EHPAD à
Vaucouleurs, ils ont déposé un ATEX en libre accès validant l’utilisation d’une
pierre de parement fixée sur une ossature bois.
Pour le concours gagné d’une halle de marché à Saint-Dizier, ils vont pousser jusqu’à 30 mètres de portée deux grands arcs en pierre massive. Les architectes abordent ici le potentiel d’innovation que représentent ces matériaux rudimentaires.
D’a : Comment en êtes-vous
venus à vous intéresser à la pierre ?
Benoît Sindt : La pierre est certainement le matériau de construction le plus répandu dans l’histoire de la construction en France, avant que le développement du béton (apparu comme un réel progrès, en bloc ou coulé) ne finisse par la remplacer. Il est d’ailleurs paradoxal de constater à quel point ce matériau abondant, local, pérenne est difficile à employer. Construire en pierre dans un contexte « normé » demande de s’intéresser finement à l’ensemble de la filière et à ses conditions de mise en œuvre.(...) (...)