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Les  quatre  équipes  en  lice  ont  su  développer  pour  ce  musée  sans  réelles  contraintes  et  posé  sur  un  quai  comme  une  sculpture  sur  un  socle  des  solutions  spatiales  très  différentes.  Des  formes  architecturales  qui  savent  trouver  leur  origine  au  cœur  de  chaque  démarche  et  qui  parviennent  à  donner  corps  à  une  volonté  politique  radicale  de  transformation  de  la  ville.

Saint-Malo : une constellation d’îlots fortifiés et de rochers incisifs à l’embouchure de l’estuaire de la Rance. Un paysage cosmique à tout moment métamorphosé par la lumière incertaine, les vents et la lente respiration des marées. Une ville anéantie par les bombardements alliés et les mines allemandes et ressuscitée après la guerre d’entre ses fortifications. Un port, aussi, qui a établi au cours des siècles ses darses et ses bassins dans une baie naturelle délimitée par deux cordons dunaires. C’est de ses quais qu’il y a encore quelques années partaient vers Terre-Neuve pour neuf longs mois les chalutiers des pêcheurs de morue. 


Une ville de corsaires cruels et avides, de découvreurs de terres inconnues, de négriers sans scrupule, de comtes romantiques et de prolétaires de la mer qui cherche à revenir sur elle-même et à réfléchir sur sa propre histoire. Une ville fragmentée physiquement aussi, à la recherche d’une unité perdue. Son port, toujours très actif – exportant notamment des produits agro-alimentaires bretons ou emmenant des passagers de plus en plus nombreux vers Jersey et Guernesey –, enclave inexorablement l’ancienne cité fortifiée et la coupe de ses quartiers modernes qui s’étendent autour de lui en arc de cercle.(...) (...)

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