Le pôle francilien du centre Pompidou et du Musée national Picasso ouvrira à Massy à l’été 2026. Commandé par une filiale de Vinci et dessiné par l’agence PCA-Stream, le projet affiche une double vocation : abriter les réserves des deux musées parisiens et offrir au public un nouveau lieu destiné à l’art moderne et contemporain hors de Paris.
30 000 m². C’est la surface qui accueillera les nouvelles réserves de deux des plus grandes collections d’art moderne au monde : celles du Centre Pompidou et du Musée national Picasso-Paris. La genèse du projet est née de l’envie commune de ces deux musées parisiens de penser de façon pérenne les lieux de réserves, de conservation et de gestion de leurs œuvres.
Plus qu’un espace de réserve et de conservation des œuvres, le lieu a pour vocation d’accueillir une programmation artistique et culturelle en hébergeant expositions, résidences et ateliers pédagogiques. Avec la création de ce centre, c’est aussi un nouveau rapport à la culture qui se tisse. En effet les réserves, conçues pour être ouvertes au public, permettent une appréhension des métiers du musée sous un nouvel angle.
Si aujourd’hui l’activité culturelle de la région parisienne souffre d’une hypercentralisation de ses structures dans Paris intramuros, l’implantation du Centre Pompidou francilien devrait accélérer la diffusion de l’activité culturelle à l’échelle du Grand Paris. Parmi les neuf sites candidats, c’est Massy qui a été choisi. En accueillant l’Université Paris-Saclay, le département de l’Essonne a déjà l’ambition d’être le pôle d’excellence dans les domaines de la science et de la recherche. Des collaborations sont d’ailleurs prévues avec l’université pour faire profiter le nouvel édifice des compétences de recherche et espérer améliorer les conditions de conservation.
Cet emplacement bénéficie également une accessibilité aisée de par sa proximité au réseau autoroutier, à la future ligne 18 du métro Massy-Opéra, au RER et à la gare TGV. PCA-Stream justifie la compacité du projet par une économie de matière et d’énergie. Une l’attention particulière sera - comme il se doit - portée à l’intégration de matériaux biosourcés et durables, à travers l’usage du bois en exo-structure et sur une partie des charpentes et planchers. Si cette composition constructive reste peu précise, la trame structurelle de 9m x 9m semble anticiper une possibilité d’évolution et modularité programmatique.
La façade donne à lire sa double vocation. La partie close et monolithique permet un contrôle habile de la lumière et laisse deviner un lieu de conservation et de restauration des œuvres. Une autre partie plus ouverte sur le parc de la Blanchette et qui fait écho à l’ouverture du Centre Pompidou sur sa Piazza, laissant deviner des espaces ouverts au public. On y retrouve notamment un escalier rappelant la chenille de Beaubourg. Des clins d’œil qui, selon Giorgi Bianchi architecte chez Renzo Piano Building Workshop « citent avec subtilité l’architecture du Centre Pompidou ».
Le début des travaux est prévu pour 2024 et l’ouverture du centre pour l’été 2026.





