Lionel
Carli, Président du Conseil National de l'Ordre des Architectes ne
décolère pas. Le décret, signé le 7 mai 2012, un jour après les
élections présidentielles, dispense certains usagers de recourir à
un architecte, en jouant sur la définition de l'emprise au sol du
projet. Celle-ci sera désormais réduite à la surface de plancher
créée, auvents et autres parkings n'étant plus inclus dans son
calcul. Après la première mesure dérogatoire au recours
obligatoire à l'architecte institué par la loi, et l'apparition
de multiples dispositions elles aussi dérogatoires dans le code des
marchés publics, (procédures de conception-réalisation, contrats
de performances globaux, PPP), la portée de l'architecte est une
fois de plus réduite, alors que la concurrence commerciale des
constructeurs est à son paroxysme. Retrouver l'article sur le site
de l'ordre.