Le projet de la nouvelle maroquinerie de Riom s’implante au sein d’une partie de l’ancienne Manufacture des Tabacs de la ville édifiée en 1877. A proximité du centre-ville, à 400m de la gare, la vingtaine de bâtiments sont bordés à l’Est par les voies ferrées, au Nord, au Sud et à l’Ouest par des tissus pavillonnaires et des logements intermédiaires.
| Site / Riom (63) Programme / Rehabilitation Lourde De L’ancienne Manufacture Des Tabacs, Batiment Classe Au Patrimoine, Pour La Realisation D’une Maroquinerie MOA / Les Manufactures D’auvergne : Hermes Immobilier MOE / Tracks (mandataire) – Abdpa - Batiserf – Barbanel – Bmf – Tribu - Altia – Begc – Luc Leotoing – Okare Ingenierie Coût / Nc Surface / 7 950 M² Calendrier / 2021 – Livre En Mars 2024 Enjeux / E3c1 – Niveau 2 Biosource – Reemploi Des Structures Metalliques Et Beton Deposees Comme Mobilier |
© Guillaume Amat
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La réhabilitation de la Manufacture des Tabacs permet la conservation et la mise en valeur du clos et couvert, inscrits à l’inventaire des Monuments historiques depuis 2004. Le projet s’insère humblement et discrètement dans ce déjà-là. Le bâtiment impose une maroquinerie à étages quand celles du groupe sont usuellement de plain-pied. La logique de verticalité a donc été de mise pour réaliser un projet efficient et efficace en termes de flux et de connexion entre l’ensemble des locaux. L’intervention vise à conserver la vocation manufacturière du site, à faire perdurer un savoir-faire exceptionnel, à faire revivre ce patrimoine industriel à travers son adaptation à une pratique de production contemporaine : « détruire le moins possible et construire le moins possible ».

© Guillaume Amat
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photos : © Guillaume Amat
Les édifices sont débarrassés de leurs ajouts disgracieux (monte-charges, exutoires de toit...), dans le rythme des fermes, des couvertures sont déposées pour la création de verrières ou d’un patio, apportant de la lumière naturelle au cœur des ateliers. La nouvelle entrée est signalée par de nouvelles baies majestueuses prolongeant les baies existantes. Aussi une nouvelle passerelle entièrement vitrée connecte le premier étage des deux bâtiments. Enfin, afin d’investir les combles à la charpente magnifique en béton cintrée du bâtiment principal, des verrières éclairant les espaces de travail, s’inscrivent dans le rampant de la toiture.
© Guillaume Amat
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La construction dans un bâtiment existant permet de réduire massivement l’empreinte carbone du projet. L’emploi de matériaux biosourcés (structure bois, isolation chanvre) participe du respect de la tradition constructive et limite l’impact écologique (ventilation naturelle). Aussi, le projet paysager compose un écrin végétal au site intégrant les enjeux de rétention des eaux de pluie et valorisant une palette végétale locale.





