Lieu : Vialavert, Le Bez (Tarn)
Programme : Construction de la maison de la Communauté de Communes du Sidobre Val
d'Agout
Maître d'ouvrage : Communauté de Communes du Sidobre Val d'Agout
Architecte mandataire : Jean-Marie Pettès (if architecture) B.E.T. Structure : Terrell Group (Toulouse) B.E.T. Thermique : Eliosystem (Lombez)
Livraison : 2011
Surface h.o.n. Programme de base : 350 m2 s.u.
Coût travaux : 600 000 € h.t. (dont V.R.D., puits canadien, chaufferie et silo bois)
A l'inverse de la « Maison du Sidobre », dont la forme ouverte et fluide servait la vocation d'accueil et de communication pour le tourisme privé et professionnel, le siège de la CCSVA, volontairement plus introverti, est un lieu d'activité politique qui nécessite recul et concentration. Ses volumes en sont simples et compacts et expriment les différents stades de travail du granit. Ses vêtures expriment les fonctions abritées.
Le socle pesant du rez-de-chaussée abrite les fonctions techniques et l'accueil. Il est traité en parement de plaques d'écorce de granit dont la rugosité vibre sous la lumière. Ce sont ces "escoudens" qui portent la texture cannelée issue des perforations à la barre à mine que le carriers emplissent de poudre noire pour cliver les lourds blocs granitiques. Ces plaques écartées lors de l'équarrissage des blocs, sont habituellement jetées ; cette réalisation porte un nouveau regard sur une texture qui dit la dureté de la matière et l'âpreté du travail de l'homme.
La fonction politique est symboliquement placée à l'étage où le relatif isolement bénéficie à la sérénité
et à l'élévation des débats. La boîte qui l'abrite est également traitée en granit et en verre. Cette fois le
granit est précieux, poli, "suspendu".
L'assemblage architectural se veut abstrait. Il cherche à faire oublier le cheminement des forces pour n'offrir qu'une "vision" idéale et policée de l'institution et retrouver par une plastique simple et la matérialité du granit en lien fort avec le territoire.
La gravité contre laquelle lutte toute édification humaine, si elle est niée d'une certaine manière par notre architecture, n'est pas absente pour autant de notre réalisation. Elle apparaît selon un thème qui est cher aux architectes, celui de la restitution des figures archaïques, des schémas dont ils sont imprégnés. Le pôle de ressource évoque l'empilement premier qui préside à toute édification.













