Maître d'ouvrage : Logan .

Maîtres d'oeuvre : SO – IL (Florian Idenburg , Jing Liu ). Ilias Papageorgiou (chef de projet ), Dann y Duong , Nicole Passarella , Taku ya Iwa mura .

Architecte mandataire : For mactiv .

Consultants (tables de travail ) : Situ Studio .

Plaquiste : Studio Hoon Kim.

Lumière : Lighting Workshop .

Entreprise générale : Katsura Construction . Produits : tissus nylon , Gerriets (Trevira ) ; plans de travail , LG Haus ys ; plafond tendu PVC, New mat ; murs en feutre , Felt Studio .

Surface : 650 m2.

Livraison : 2012.

En réponse à la problématique de densité et de flexibilité d'une société de production, les architectes conçoivent un dispositif de travail radical : deux grandes tables continues sont disposées symétriquement par rapport à une paroi pellucide destinée à en flouter l'occupation.


Situés dans le quartier de Soho à New York, les nouveaux bureaux de Logan occupent le deuxième étage d'un loft de 650 mètres carrés. La société, aux activités de conception, production et réunions, se caractérise par un modèle de travail fondé sur le collaboratif et la mobilité. Une bonne partie des employés sont des consultants, électrons libres qui se raccordent à des espaces ou s'en détachent de manière très aléatoire. Ce modèle de travail nécessite peu de postes personnalisés et quelques espaces fermés, telles des salles pour les réunions et le travail individuel. Les architectes profi tent de la liberté octroyée par le plan – les murs porteurs sont en façade et seuls quelques potelets sont intérieurs – pour travailler à l'échelle d'un grand vide central, dans lequel ils installent deux immenses tables de travail de 20 mètres de long dont la surface lisse et continue est en pierre acrylique.


Ces deux comptoirs parallèles sont placés en symétrie par rapport à une cloison légère, escamotable et translucide, constituée de deux parois de nylon fi xées au sol et au plafond au moyen de bandes de Velcro. L'intention de loger de façon identique et face à face cinquante personnes est pensée en même temps qu'un travail sur les limites des espaces de travail et sur la perception des profondeurs. En cela réside une réelle subtilité. Le dispositif de cloison devient générateur d'ambiance. Il se retourne sur les contours du plateau, passant devant les baies vitrées de la façade dont il tamise la lumière, et protège des vues directes.


Au ras de l'extrémité des grandes tablées, une cloison de verre toute hauteur recoupe l'espace transversalement sans l'interrompre. De plus petites tables, installées de l'autre côté de la cloison de verre, dans la continuité des grandes, rassemblent une douzaine de postes de travail qui, tout en faisant partie d'une enfilade, profitent des conditions d'un bureau privatif.


Par ce travail de voyage et de continuité, personnes et objets apparaissent tantôt brouillés, tantôt doubles. Un faux plafond tendu en feuille de PVC filtre l'éclairage technique. Empêchant toute ombre portée, il participe à la réalisation de cette ambiance à la fois trouble et lumineuse. Contrastant avec cet univers vaporeux, des bureaux privatifs, salles de montage et petites salles de réunion sont logés en périphérie. Ils sont caractérisés par leur ambiance assourdie créée par des parements intérieurs en feutre brut.


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