En livrant deux petits équipements (médiathèque et centre périscolaire) pour un village de 1200 habitants proche de Dunkerque, alt174 insuffle cohérence urbaine, justesse géométrique et architecture savante dans le projet de réorganisation immobilière des services municipaux portée par un maire entreprenant, élu et réélu depuis 2014. Le projet a été sélectionné en 2025 pour le prix d’architectures 10+1.
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[ Maître d’ouvrage : commune de Looberghe Maîtres d’œuvre : alt174 architecture BET : Projex ingénierie, Sodep ingénierie Entreprises : Mazzolini (gros œuvre), France Verre (menuiseries aluminium), Billiet Métal (serrurerie), Jean-Bernard (agencement) Programme : médiathèque (réhabilitation) et centre périscolaire (bâtiment neuf) Surface : 450 m2 Coût : 1,4 million d’euros HT Livraison : printemps 2025 ] |
Dans la plaine flamande ponctuée d’anciens moulins, à proximité d’un pont sur le canal de la Colme, Looberghe est un village-rue, encore rural, dont le centre s’est longtemps résumé à son église, entourée du cimetière, et sa mairie-école, bâtie juste en face dans les années 1860. Construit en deux teintes de briques (rouge et sable), ce bâtiment à l’architecture classique, régulière et symétrique associe un pavillon de deux niveaux sur rue et une aile de plain-pied à l’arrière. En 2003, la mairie l’abandonne pour une belle demeure au style éclectique, construite sur la grand-rue et léguée par un ancien notable, médecin à Looberghe. Il faut attendre 2020 pour qu’elle lance une consultation architecturale pour réaménager l’ancien bâtiment en une médiathèque et un accueil périscolaire. Adrien Coste et Guillaume Vienne, les deux associés de alt174, basée à Tourcoing, remportent le marché sur une note méthodologique défendue à l’oral. Fondée en 2018 (après leur succès à l’édition 2017 d’Europan), l’agence est formée par deux anciens diplômés de Saint-Luc Tournai qui ont parachevé leur formation chez Zig Zag, aux côtés des très pédagogues Pierre Gilbert et Dominique Maret.
Dans leur note, les deux architectes proposent une réflexion qui dépasse le strict périmètre de la commande et insiste sur l’interaction et la mise en cohérence des équipements culturels, scolaires et périscolaires, existants et futurs, autour du grand jardin de l’ancien médecin qui, devenu parc public, les connecte potentiellement, en évitant la rue. (...)