Maîtres d'ouvrages : Vikasa Bangkok
Maîtres d'oeuvres : Patrick Keane/Enter ProjectsSurface SHON : 450 m2
Date de livraison : 2020
À Bangkok, le studio de yoga Vikasa démontre qu’artisanat et modélisation tridimensionnelle ne sont pas incompatibles. Conçu par Patrick Keane de Enter Projects, le projet conjugue technologie numérique et savoir-faire locaux au service d’un lieu contemporain destiné à la pratique d’une discipline ancestrale.
Précédé d’une réputation internationale dans le milieu du yoga, Vikasa organisait jusqu’alors des retraites à Koh Samui en Thaïlande. À Bangkok, les fondateurs viennent d’inaugurer un studio destiné à ancrer la marque dans la capitale avec un lieu accessible à un plus grand nombre. Des cours de yoga et de méditation sont dispensés sept jours sur sept, attirant autant les élèves locaux que les touristes. Pour donner vie à ce projet, Vikasa a demandé à l’agence Enter Projects d’imaginer un lieu capable d’incarner les idéaux qui ont forgé son identité : bien-être, santé et évolution : « Nous avons cherché à créer un espace qui imite le monde naturel et reflète le cycle continu de vie », explique l’architecte. À rebours du chaos urbain de Bangkok, le studio propose une parenthèse et un univers calme propice à la pratique de cette discipline millénaire qui connaît un regain d’intérêt mondial depuis quelques années.
Le studio occupe le plateau d’un bâtiment existant. Dans un espace de 450 m2 sans cloisons, des bulles aux formes libres construites abritent les différents éléments du programme : deux salles dédiées à la pratique du yoga, des vestiaires et le lobby d’accueil entre lesquels s’insèrent des circulations fluides. Si ces coques ont été conçues grâce aux technologies numériques (logiciel de modélisation tridimensionnelle Maya), elles ont ensuite été réalisées par des artisans locaux, selon des savoir-faire constructifs ancestraux. Tous les éléments qui composent le projet ont été fabriqués à partir de matériaux naturels locaux : du bois dur thaïlandais, du rotin, des feuilles de palmier et de l’ardoise noire. Ces structures autoportantes libèrent les façades, laissant la lumière naturelle irriguer le plateau de toutes parts.