Maître d’ouvrage : CentraleSupélec
Maîtres d’œuvre : OMA, Ellen van Loon, Édouard Pervès
Paysagiste : D’Ici Là
Ingénierie : Bollinger + Grohmann, ALTO Ingénierie, DHV
Consultants : APEX Brian Cody, DAL, dUCKS, Cuisine et Concept, Polygraphik
Surfaces : 48 700 m²
Coût : 117 millions d’euros HT
Calendrier : concours, 2012 ; livraison, 2017
Pour baigner d’une confortable lumière naturelle cette ville sous cloche, les architectes de OMA ont jeté leur dévolu sur le principe d’une couverture en ETFE (éthylène tétrafluoroéthylène). Plus légère et économique que le verre, cette solution est constituée de membranes gonflées et translucides. Mais pour répondre à des contraintes plus complexes que prévu, il a fallu innover. Mauro Altana, responsable des travaux chez OMA, nous explique quels ont été les enjeux de cette mise en œuvre.
D’a : Quelles sont les spécificités de cette toiture en ETFE à Saclay, et les contraintes auxquelles il vous fallait répondre ?
M. A : L’idée d’une toiture est présente depuis l’origine du projet, ça faisait partie du concours. Nous souhaitions une solution économique – moins chère que le verre – nous permettant d’atteindre de très grandes portées qui restent très claires, avec une structure qui soit la plus simple possible. Le bâtiment étant imaginé comme une ville dans la ville, il fallait que le toit disparaisse au maximum. Mais très vite s’est posé le problème de l’acoustique. Il faut savoir que l’ETFE, sous l’effet de la pluie, agit comme un tambour, avec un boucan du diable. Nous avons visité un bâtiment en Hollande et constaté que, par temps de pluie, les nuisances peuvent grimper jusqu’à 68 décibels ! (…) (...)