Parmi les lauréats du Global Award 2012, le plus surprenant est sans doute le Thaïlandais Suriya Umpansiriratana. Il est l'auteur d'une architecture du "don't touch earth", qui émeut par sa grande simplicité de moyens et la qualité des liens qu'elle crée entre les espaces habités par les hommes et la nature. Ces hommes et cette nature sont singuliers : le jeune architecte n'a qu'un seul client, la communauté monacale bouddhiste, et l'essentiel de ses travaux est rassemblé au sein d'un monastère aménagé dans la jungle… C'est une expérience très particulière, mais Suriya Umpansiriratana a ses raisons. L'une, qu'il met volontiers en avant, quelque peu déconcertante, est sa foi bouddhiste. La seconde, pensons-nous, est que cette commande, dans sa pauvreté de moyens, lui donne accès à un mode de conception et de production libéré de toute pression marchande.(...)
L'architecture, profession de foi bouddhique de Suriya Umpansiriratana.






















