En dépit de son utilisation millénaire, la terre crue reste encore très peu documentée dans le cadre normatif actuel. Les architectes de l’agence TOA ont pourtant décidé de faire de ce matériau le faire-valoir de leur projet de logements à Bagneux. Comment concilier une programmation exigeante avec un matériau considéré comme expérimental par la réglementation ? Les architectes mandataires ont fait appel à la SCOP spécialisée en construction en terre Les Grands Moyens afin d’ériger des cloisons en briques de terre crue extrudée en façade. Pour mener à bien cette mise en œuvre courageuse, ils ont fait le choix de passer par un avis de chantier. Près de 2 000 logements sont en train de sortir de terre dans la ZAC Victor-Hugo de Bagneux. Dans ce quartier situé à la croisée de l’extension de la ligne 4 du métro et de la future ligne 15 du Grand Paris Express, l’aménageur (la Sadev 94) a imposé aux projets de déployer au moins une technique de « construction biosourcée ambitieuse1 ». L’agence TOA a choisi d’employer la terre crue en remplissage des façades. Elle avait déjà tenté – et réussi – le pari de la terre crue avec le projet pour le groupe scolaire Miriam-Makeba à Nanterre et sa façade en pisé. Les architectes mandataires font appel à la coopérative d’architecture écologique spécialisée en construction terre crue et paille Les Grands Moyens pour les accompagner dans la mise en œuvre encore peu documentée de la brique de terre crue.L’immeuble de 42 logements à Bagneux est construit suivant une simple structure de refends et planchers en béton. Les baies sont encadrées de trumeaux en béton qui assurent le rôle structurel de la façade. Le linéaire restant est constitué de (...) $##$ parois auto (...)
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