Maître d’œuvre : tact architectes
Maître d’ouvrage : Nautilux
Entreprises : Theobat (gros œuvre), CCB (ossature bois), Claude (couverture), MDD (menuiserie, extérieur bois), Proseco (flocage), Bailly (placo et menuiserie intérieure bois), Alpha carrelage (carrelage), Lr Metal (serrurerie), Abi Décor (rideaux), Valois TP (aménagement extérieur), Adeclim (plomberie), Wevolt (électricité)
Surface : 360 m2
Coût : 750 000 euros
Livraison : 2022
Cette opération de requalification repose sur l’exploitation des propriétés spatiales de la structure existante et sur le recours à un système constructif secondaire léger à faible impact.
Ancien entrepôt doté de caves en sous-sol, le bâtiment d’origine présentait des qualités de reconversion en bureaux intéressantes : insertion fine dans le tissu urbain du centre-ville face à la Loire, parcelle généreuse avec cour arrière, possibilité de travailler sur plan libre et façades légères, et de faire interagir un rez-de-chaussée haut avec un rez-de-chaussée bas. Les architectes héritent ainsi d’une situation de projet très riche, leur permettant d’organiser deux niveaux d’espaces de travail dont un semi enterré à destination d’une entreprise d’informatique. Pour l’écriture du cahier des charges, ils ont réalisé une mission de diagnostic et de relevé de l’existant, ainsi qu’une faisabilité donnant l’occasion de rédiger et de tester spatialement le programme. Ces missions, qui tiennent à cœur aux architectes car elles permettent aussi d’évaluer la qualité de leur relation avec la maîtrise d’ouvrage, les ont conduits à identifier des besoins assez variés en termes d’espaces de travail. Ils ont ainsi programmé deux open spaces, des petits bureaux en position centrale, des bureaux de deux ou trois personnes isolées acoustiquement, des espaces pour les chargés d’affaires régulièrement au téléphone, des alcôves pour travailler ou s’isoler ponctuellement, des salles de réunions flexibles, ainsi qu’un espace de repos et de restauration en lien direct avec l’extérieur doté des vestiaires pour les sportifs matinaux.
Pour loger ce programme spécifique, les concepteurs ont cherché à maximiser les apports de lumière naturelle jusqu’au cœur du bâtiment. Ainsi ont-ils déposé les strates inutiles des aménagements précédents pour mettre à nu la structure primaire et révéler la volumétrie disponible. Ils y installent alors une ossature bois, légère et filigrane, qui intègre les espaces du programme tout en préservant une grande transparence de la Loire, au sud, jusqu’à la cour devenue jardin à l’arrière. Le recours au bois a en effet permis de travailler à sec, sans générer de nouvelles fondations dans l’emprise de ce chantier contraint. Le curage et le percement de deux patios intérieurs avec la création de planchers bois en épicéa et d’escaliers en sapin constituent le nouveau cadre de scène des espaces de travail organisés selon leur niveau d’intimité et d’individualisation. La mise en œuvre de murs-rideaux vitrés en bois et aluminium en guise d’enveloppe et d’une extension en ossature bois a permis d’ouvrir les espaces sur la cour, où un jardin perméable vient remplacer l’enrobé existant.
Dans les espaces intérieurs, les aménagements et le mobilier en contreplaqué de peuplier – meuble d’entrée et sanitaire, cuisine et îlot central, encadrement des baies et ameublement des vestiaires – sont intégrés à la structure bois afin de conserver une grande fluidité de l’espace. « Cette stratégie d’intervention a permis de libérer l’ensemble du cloisonnement et de faire ainsi réaliser des châssis bois largement vitrés et sans ossature porteuse complémentaire, expliquent les architectes. L’usage du bois permet de valoriser des surfaces jusqu’alors inexploitées en redistribuant les volumes et la lumière. »



