Dans leur atelier du 13e arrondissement de Paris, les prototypes, les spin-off de séries d’objets et les maquettes d’études se côtoient sur les étagères. Chacun de ces objets raconte à sa manière une confrontation paradoxale. À l’entrée de l’atelier, des petits tabourets semblent avoir été taillés dans le marbre veiné. Jonathan Omar raconte qu’il s’agissait à l’origine une exploration du procédé de peinture par immersion d’objets 3D. Baptisés Marmaros, pour « pierre resplendissante » en grec ancien, ces blocs de tôle lisse en « trompe-l’œil » sont le fruit d’une technique habituellement utilisée pour l’impression sur des voitures de course. Ici, les blocs sont comme « habillés » de marbre ou de miroirs. Jonathan Omar esquisse un sourire lorsqu’il se remémore l’incrédulité des observateurs en train de toucher la surface des blocs. « Les gens n’arrêtaient pas de taper dessus pour savoir ce que c’était. Ils avaient toujours un doute. Les jeux visuels et l’illusion, c’est une chose qui nous amuse beaucoup. »
De l’autre côté de l’atelier, un tabouret blanc évoque dans sa forme les piles de galets empilés le long des chemins de randonnée. Le projet Cairns puise dans la symbolique de ces objets collectifs. C’est un projet fait de contributions, dans un équilibre fragile pour (...) $##$ (...) réaliser un objet q (...)