Dans une zone commerciale, en bordure d’autoroute et au milieu des hangars, Boris Bouchet a relevé le défi de construire un hôtel quatre étoiles. À la surabondance de signes qui caractérise cet environnement, il répond par une architecture de collages.
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Maître d’ouvrage : Foncière Grand Mess |
C’est à une commande inattendue à laquelle Boris Bouchet s’est attelé en périphérie de la métropole clermontoise. Au bord de l’autoroute, dans une zone commerciale où pullulent les boîtes à chaussures posées sur des parkings, l’architecte a livré le Grand Mess, premier-né d’une nouvelle marque hôtelière. Celle-ci est portée par un groupe familial d’origine auvergnate qui possède plusieurs établissements en montagne comme La Folie Douce à l’Alpe-d’Huez et à Megève.
De toute évidence, l’emplacement retenu à quinze minutes du centre-ville n’est pas le premier atout d’un quatre-étoiles. Mais les maîtres d’ouvrage (Margaux Montel et Jean-Baptiste Gravier), propriétaires du terrain, croyaient en son potentiel pour y créer un hôtel mais aussi un lieu festif, à la manière d’un « mess » qui renvoie autant au bazar anglais qu’à la cantine militaire où les officiers partagent des repas conviviaux. Intéressé par l’architecture, le couple fait appel à Boris Bouchet, notamment pour la dimension environnementale qu’il développe dans ses projets. Le programme porte sur la réalisation de 95 chambres, un bar et deux restaurants. La discussion se noue rapidement autour des ambitions écologiques affichées par les clients, de la nécessité d’un contre-modèle et d’une vraie question : « Comment se saisit-on de ces lieux informels ? Quelle réponse apporte-t-on en tant qu’architectes ? » se demande Boris Bouchet. (...)