Les demandes d’adaptabilité à diverses organisations de travail et d’incitation à la rencontre ont conduit les architectes à réfléchir à un système constructif efficace, économique et généreux en surface utile.
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Maître d’ouvrage : privé |
Située à la limite nord d’une zone industrielle de la région de Trévise, cette opération de reconversion-extension répond aux besoins de deux clients de créer un nouveau siège social tout en transformant un bâtiment existant en entrepôts dotés d’une cour de chargement. Le cahier des charges soumis aux architectes reposait sur une attente principale : concevoir un lieu capable de s’adapter à différentes réalités commerciales tout en étant propice aux rencontres. Pour répondre à cette double demande alliant désirs d’efficacité et d’interactions, l’agence a imaginé un bâtiment au système constructif et au principe d’aménagement optimisés, dégageant beaucoup de surface de plancher.
« Nous avons pensé à un principe constructif identique pour la structure principale et la secondaire, expliquent les architectes. Cette approche a rendu la construction très économique, tout en étant flexible et transformable. La structure primaire est composée d’une ossature en béton armé avec des dalles préfabriquées débordant en porte-à-faux et pouvant accueillir des espaces de service, démontables et déplaçables au fil du temps. À l’intérieur, des ossatures métalliques mobiles prolongent cette volonté. »
Le potentiel de transformation étant au cœur de la conception, chaque détail a été pensé pour son adaptabilité et sa réversibilité.
Ainsi, le rez-de-chaussée a été abordé comme un espace polyvalent dédié aux réunions, expositions et autres événements, alors que les étages supérieurs abritent des bureaux. Des cloisons mobiles et des éléments modulaires permettent une reconfiguration rapide des zones de réunion. Des menuiseries très fines et largement vitrées doublées de rideaux servent de séparations visuelles et acoustiques. Elles contribuent à qualifier les grandes plateformes ouvertes dédiées aux postes de travail.
© Marco Cappelletti (...)