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Absorbés par leur travail quotidien, les architectes prennent rarement le temps de réfléchir à leur production, de capitaliser sur leurs connaissances et encore moins d’écrire. Le crédit d’impôt recherche (CIR), ou crédit d’impôt innovation (CII), est, pour ceux qui se sont engagés dans le processus, un moyen de prendre du recul sur les projets, de dégager et d’approfondir des thèmes de recherche, de revoir aussi les méthodes de travail et l’organisation de l’agence. Si elle s’adresse à tous, cette aide fiscale a d’abord été l’apanage des gros cabinets avant de bénéficier à des structures de taille plus modeste. Mais elle pourrait aussi consolider l’économie fragile des jeunes agences qui montrent leur capacité réflexive à faire émerger une commande soucieuse de répondre aux enjeux actuels.

 

Protéiforme, l’activité de recherche éligible au CIR porte sur des champs aussi diversifiés que les technologies, les outils numériques, les nouvelles manières d’habiter et de travailler, les matériaux, la règlementation thermique, la biodiversité… Ces solutions techniques ou conceptuelles originales restent-elles cantonnées à l’expérimentation ou parviennent-elles à s’affranchir du cadre normatif et règlementaire pour être largement diffusées? Cette reproductibilité ne doit-elle pas d’ailleurs être le point de départ d’une recherche soutenue partiellement par des fonds publics ? Quelles qu’elles soient, ces innovations sont déjà un moyen pour une agence de se forger une identité singulière, de se démarquer des autres.

 

Nous avons donné la parole à des architectes engagés dans ce dispositif depuis sa création en 2012, ou plus récemment, qui décrivent les fondements de leurs recherches et les avantages qu’ils voient dans cet outil financier.

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