Face aux incertitudes sur l’exercice de la profession et aux débats
parlementaires sur la loi Elan, de jeunes architectes ont engagé une démarche
collective. Malo Chabrol et Rick d’ascia sont à l’origine de l’initiative
Jeunes archis. Fédéreront-ils un mouvement d’envergure pour renouveler le
regard porté sur l’architecture et défendre les intérêts d’une nouvelle
génération, encore absente des concertations ?
D’A : Pourquoi et comment est née la démarche « jeunes archis » ?
Nous voulons nous inscrire dans une démarche au long cours, plus précise et impactante, mais cette loi très réductrice est bien un sujet crucial dont témoignent nombre de prises de position, telle la tribune publiée le 9 juillet dans Le Monde par plusieurs Grands Prix de l’architecture. Le mardi 26 juin, dans une table ronde intitulée « La loi ELAN, et après ? », nous avions réuni à Belleville des personnalités qui s’étaient engagées lors de la mise en place de la loi LCAP : Patrick Bloche, adjoint à la mairie de Paris chargé des questions relatives à l’Éducation et à la Petite Enfance et ancien député socialiste rapporteur de la loi LCAP, Lucie Niney (agence NeM) qui avait participé au groupe de réflexion pour la Stratégie nationale pour l’architecture, et Augustin Faucheur, vice-président du CROAIF. On a vu à quel point la loi ELAN revient en arrière en se fondant sur une méconnaissance des rôles de l’architecte.(...) (...)