L’agence est en
travaux et Michel Desvigne, très prévenant, nous propose d’aller au Café
Beaubourg. Nous montons sur la mezzanine pour trouver un espace plus
tranquille. Dans le bruit de fond des conversations entremêlées, nous
évoquerons, en compagnie de Martin Basdevant et d’Esther De Moraes, sa
formation, ses premières expériences, André Le Nôtre et Frederick Law Olmsted,
ses confrères, Saclay et le jardin du ministère de la Culture, les fondements
et l’avenir de la discipline…
D’a : Comment
êtes-vous devenu paysagiste ?
Quand j’avais 15 ans quelqu’un m’a vanté avec beaucoup de conviction les mérites de l’École du paysage de Versailles qui renaissait à cette époque. Pour y rentrer, il fallait passer un concours après une licence dans n’importe quelle autre discipline. J’ai hésité à m’inscrire en premier cycle dans une école d’architecture. Mais, comme j’aimais la botanique, j’ai opté pour cette discipline et je me suis finalement inscrit à la fac. (...)$##$ (...)