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  • A propos d'un fort désir de clarté

    Un courant architectural est apparu en France qui est représenté, entre autres agences, par celles de Bruther, CAB, NP2F et Muoto. Le seul fait que leurs réalisations prennent une orientation commune est remarquable au sein d’un milieu professionnel réputé pour son individualisme. Les bâtiments appartenant à cette tendance montrent de la retenue dans leur expression, voire de la neutralité. Ils procèdent de compositions rigoureuses qui articulent clairement les éléments fondamentaux de l’architecture : structure, enveloppe, systèmes techniques.

  • De la caserne à la loggia 50, logements sociaux et un foyer de jeunes filles, Nantes

    Maîtres d'ouvrages : Nantes Métropole Habitat
    Maîtres d'oeuvres : 50 logements sociaux, un foyer de jeunes filles
    Entreprises : Sogea, AREA, CMB, VCF, LALU, 
    Surface SHON : 3 800 m2
    Cout : 5,1 millions d’euros HT
    Date de livraison :2020

  • De la tuile solaire à l'enveloppe du bâtiment : "Le moment est venu"

    Après des décennies de développement, la production d’énergie solaire est en train de faire basculer la construction dans une nouvelle ère : celle de l’enveloppe active. Aux côtés des traditionnels panneaux photovoltaïques – équipements qui viennent se poser sur un élément existant – sont développés des systèmes pensés pour mieux s’intégrer à la toiture et au projet architectural. Imaginées par des énergéticiens, de nouvelles gammes de produits de construction bousculent le marché et les habitudes. À partir de ses tuiles solaires en losange, Sunstyle va réaliser l’enveloppe du pavillon français de l’Exposition universelle de Dubaï, poussant encore plus loin les possibilités de mise en œuvre.

  • Dépasser la rationalité. Les sirènes de l'histoire, entretien entre Roberto Gargiani et Éric Lapierre

    Pour tenter de saisir ce qui rassemble les approches d’architectes que l’on range parfois sous l’étiquette de « néorationalistes », nous avons fait dialoguer Roberto Gargiani et Éric Lapierre, qui réfléchissent depuis longtemps à cette question. Le premier l’a explorée dans son activité d’historien, en publiant des traités sur l’histoire de la construction, ainsi que des monographies sur Louis I. Kahn et OMA/ Rem Koolhaas. Plus récemment, Roberto Gargiani a aussi créé un enseignement de projet baptisé « Superstudio » à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui s’accompagne d’un manifeste. L’historien y prône paradoxalement une architecture qui romprait radicalement avec son passé pour

  • Entretien avec Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal : Le vrai confort, c'est la liberté

    Présentiel ou distanciel ? Je choisis de m’enfoncer dans la rue d’Avron, toujours animée, pour marcher droit devant moi dans la nuit. Après la traversée toujours un peu anxieuse du périphérique, je parviens à Montreuil au 80, avenue de Paris, où Anne et Jean-Philippe m’attendent. Ils m’offrent de l’eau dans un verre en pyrex et nous nous dirigeons vers la table de réunion située à l’extrémité du plateau ouvert, où quelques collaborateurs s’affairent silencieusement sous les lumières bleues de leurs écrans. Nous conservons nos masques, ce qui n’empêche pas, hors micros, à la discussion de démarrer instantanément.
  • Faire plus simple pour donner plus

    Pour cerner la nébuleuse d’attitudes autour du « simple, c’est plus », on peut procéder par oppositions, si tant est que l’on ne se définit jamais aussi bien qu’en réaction à la génération qui nous précède.

  • Fondation « Meet Us » : concours pour un complexe hôtelier dans le secteur du MEETT à Toulouse

    Comme dans un roman de science-fiction : sur un site hostile à proximité de la « Voie lactée » et d’un grand vaisseau spatial échoué, les trois équipes de concepteurs en compétition ont cherché, chacune à leur manière, à fonder un nouveau monde…

  • L'architecture à la maison

    S'il y a une chose que la crise sanitaire n'a pas restreint ou mis à mal, c'est l'étendue du terrain de jeu que constitue Internet. Les architectes et les artistes y déploient une grande inventivité et les lieux de culture s'en emparent plus que jamais pour mener à bien leurs missions. En attendant que les cinémas, les musées, les galeries et autres salles de spectacle reprennent vie, d'a vous propose dans son prochain numéro 10 initiatives parmi les plus enthousiasmantes sur le web. Quelque 800 autres sont recensées sur la plateforme gouvernementale culturecheznous.gouv.fr. Des propositions pour tous les âges, tous les arts et tous les supports, selon sept catégories.
  • La beauté n’est plus ce qu’elle était, résidence étudiante et parking réversible, plateau de Saclay

    Maîtres d'ouvrages : 1001 Vies habitat + EPA Paris Saclay
    Maîtres d'oeuvres : :Bruther (mandataires) + Baukunst, architectes associés 
    Entreprises : Franck Neau, Chevalier Masson, Batiserf (structure) + VS-A (façades), BMF, Gamba, Sicra Île-de-France (entreprise générale) + Rinaldi Structal (façades)
    Surface SHON : 23 000 m2
    Cout : 20 millions Euros HT
    Date de livraison :2020

  • Le funérarium dans la ZAC, magasin de pompes funèbres et espaces funéraires, Thionville

    Maîtres d'ouvrages : Marbrerie Pompes funèbres Henri Battavoine
    Maîtres d'oeuvres : Gens
    Entreprises : Terranergie BE thermique
    Surface SHON : 542 m2
    Cout : 797 650 euros HT
    Date de livraison : 2019

  • Maison unifamiliale, Lambersart, Nord

    Maîtres d'ouvrages : privé
    Maîtres d'oeuvres : HBAAT (Heleen Hart, Mathieu Berteloot)
    Entreprises : J.-M. Becquart / économiste et BET TCE
    Surface SHON : 180 m2 
    Cout : 300 000 euros HT 
    Date de livraison :2020

  • Métamorphose d’une architecture sans qualités, reconversion d’un supermarché en espace multifonction, Finistère

    Maîtres d'ouvrages : Ville de Châteaulin
    Maîtres d'oeuvres : Paul Vincent, IPH-Ingénierie Philippe Hennegrave
    Entreprises : BET TCE ; Acoustibel, BET acoustique
    Surface SHON : 1 745 m2
    Cout : 1,35 million d’euros HT 
    Date de livraison :octobre 2019

  • RE-MADE

    Un isolant poids plume d’aspect pierre, des coussins empilés, ou des contenants de bric et de broc assemblés illustrent ces nouveaux recyclages ludiques. Cette nécessité de préserver l’essentiel, de s’adapter à ce qui nous entoure, de faire mieux avec moins, se traduit par de l’ingéniosité en conservant un design soigné ou les performances s’effacent au profit des formes et des matières réconfortantes, pour plus de sensibilité.

  • SIMPLE, C'EST PLUS - Réflexions sur une tendance de l'architecture en France

    Il y a un siècle, Siegfried Giedion définissait l’architecture française à l’aide de l’opposition entre culture d’ingénieurs et système Beaux-Arts. Si elle fut utile à l’éclosion du mouvement moderne, elle n’est plus opératoire aujourd’hui. Et peut-on encore opposer l’ossaturisme d’Auguste Perret au purisme de Le Corbusier ? À partir des années 1950, la production française est traversée par de multiples inspirations européennes, américaines et japonaises ensuite. Sous le joug des principes productifs et normatifs qui uniformisent désormais la commande tant publique que privée, le paysage des pratiques architecturales en France reste néanmoins d’une grande hétérogénéité, comme s’il était ouvert à toutes les influences. typologie est d’autant plus difficile que les architectes français, à la différence de certains de leurs confrères européens, ne théorisent pas plus aujourd’hui qu’il y a vingt-cinq ans. Nombre d’entre eux enseignent, mais ils n’ont pas fondé d’enseignement qui fasse école, comme l’UNO de l’École de Belleville ou les typo-morphologues de l’École de Versailles dans les années 1980. Faut-il voir dans cette absence un héritage de la tradition anti-intellectuelle des Beaux-Arts ? Certes, tous y vont de leurs manifestes, mais ceux-ci se résument généralement à un discours consensuel sur le bien-construire, la nécessité d’une démarche respectueuse de l’environnement et l’attention portée aux usages. Ce discours interchangeable s’applique à des pratiques parfois complètement opposées.

  • Une architecture substantielle. Une tendance prometteuse dans l'architecture française

    À l’été 2019, j’ai proposé à ARCH+, magazine allemand d’architecture, de consacrer un numéro à l’architecture française contemporaine. Coïncidence, ils avaient eu cette même idée. Ils m’ont alors proposé de coréaliser ce numéro, comme rédacteur invité. Naturellement, il fallait que cette initiative soit menée en partenariat avec la France. C’est pourquoi nous avons choisi de collaborer avec Emmanuel Caille et le magazine d’a pour un numéro qui partage de nombreux d’articles, mais adapté à la nationalité de son lectorat.

  • Valoriser un paysage, puis l’intensifier par l’architecture, internat de 150 places, Chelles

    Maîtres d'ouvrages : Région Île-de-France ; mandataire : Île-de-France Construction durable
    Maîtres d'oeuvres : Pascale Guédot, architecte (études, Luca Antognoli et Mathilde Parois ; chantier, Virginie Ploquin) ; BET structure, Batiserf ; BET fluides, Choulet ; économiste, BMF ; paysagiste, Atelier Foïs ; acousticien, Peutz & Associés ; HQE, Eléments Ingénieries ; éclairagiste, Les Ateliers de l’Éclairage ; BET VRD, EXE.tp
    Entreprises : gros œuvre, Construction Moderne IDF ; façades, Lorillard ; CVC, Electrofluid; électricité, Cegelec
    Surface SHON : 3 446 m2
    Cout : 7 105 000 euros HT 
    Date de livraison : juillet 2020 

  • Vivre sa vie

    Dans Masculin-Féminin, film tourné en 1965, Jean-Luc Godard a cru voir dans la jeunesse parisienne qu’il observait « les enfants de Karl Marx et du Coca Cola », établissant une sorte de symétrie entre les affects politiques de ses personnages et leurs pratiques de consommation. Si l’on tente à plus de cinquante ans de distance de caractériser les jeunes équipes françaises selon ce principe, il est assez difficile d’identifier précisément leur breuvage favori. S’agit-il du spritz, du chai latte ou