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  • Biennale de Venise : Refonder l'architecture : « Nouvelles du front »

    Après la Biennale de 2014 de Rem Koolhaas – exclusivement centrée sur l’architecture et posant une double question sur les fondamentaux et sur les retombées du mouvement moderne – celle de 2016, dirigée par l’architecte chilien Alejandro Aravena, revient sur un thème plus généraliste et inclusif – « Nouvelles du front » –, réarticulant étroitement questions sociétales et aménagement du cadre bâti.

  • Biennale de Venise : Venice Bleach

    À Venise, cet été, Alejandro Aravena nous invite à venir prendre connaissance des « nouvelles du front », ce que le visiteur passionné d’architecture et d’urbanisme comprend spontanément comme la manifestation de manières de faire qui témoignent de l’époque et de ses différents fronts, pour nous engager à prendre nous-même position face à des démarches singulières, celles qui font front face à l’adversité. Après avoir visité la plupart des expositions réunies sous le pavillon de la Biennale 2016, on reviendra au moins avec une certitude : il n’y a pas de front commun. Ici, c’est à l’environnement que l’on fait face, là le recyclage, ici le patrimoine, l’inachèvement contraint ou les règlements d’urbanisme, ailleurs la crise financière, jusqu’à ce que tout contexte semble valoir comme front : j’y suis, donc je lutte…


  • Cathédrale, la Canopée des Halles

    Maître d’ouvrage : Ville de Paris – Mandataire du maître d’ouvrage: SemPariSeine – Maîtrise d’oeuvre : Patrick Berger & Jacques Anziutti – Ingénierie : Ingérop – Conseil HQE : Base Consultants – Enveloppe et façades : Arcora – Enveloppe : Emmer Pfenninger – Acoustique : ACV – Éclairage : Ingélux – Scénographie équipements: Changement à vue – Conseil sécurité incendie : Vulcanéo – Fontainier : JML – Entreprises : Groupement Chantiers Modernes – Construction (mandataire), GTM TP IDF, Sogea TPI, sociétés du groupe Vinci Construction France. – Principal sous-traitant: groupement conduit par Castel & Fromaget (groupe Fayat), charpentes métalliques et couverture verre – Shon : 21 600 m2 – Coût du bâtiment de la Canopée (valeur janvier 2009) : 216 millions d’euros HT – Livraison : mi-2015

  • Comment optimiser les coûts et la qualité des projets publics ? Entretien avec Paul Vincent

    Face aux interrogations pressantes sur la baisse des coûts de construction, Paul Vincent constate que nous sommes au terme d’un cycle. Architecte, enseignant chercheur à l’ENSAL, assistant maître d’ouvrage pour la défense de projets vertueux, il a travaillé trente-deux ans comme associé-partner pour Renzo Piano Building Workshop. Militant d’un travail collectif, il concentre sa réflexion sur la recherche d’économies et l’optimisation des coûts de construction et d’exploitation.

  • Constellation.s : le parti pris du document

    Animée par des préoccupations proches de celles développées à l’actuelle Biennale d’architecture de Venise – on y retrouve les mêmes références –, l’exposition « constellation.s » imaginée par arc en rêve à Bordeaux nous invite à explorer « les nouvelles manières d’habiter le monde ». Cette ambition fait peut-être aujourd’hui consensus, mais il se produit ici un glissement décisif : l’architecture y est abordée comme une activité documentaire : le projet ne précéderait plus le réel, il viendrait en même temps. Une des nombreuses bonnes raisons de passer par Bordeaux cet été.

  • Dans les mains de Milan

    À l’occasion du Salon du Meuble de Milan qui a eu lieu du 12 au 17 avril dernier, l’espace Satellite – intégré à l’événement sous l’intitulé « New Materials, New Design » – offre une sélection à part : celle de jeunes designers prometteurs. La liberté et la fragilité de leur travail ainsi exposé tranchent avec la production industrialisée et lissée présentée au Salon. Un décalage salvateur qui (...)

  • Équipements sanitaires pour collectivités

    Aérogares, gares, lieux culturels, stades, centres commerciaux, écoles, crèches, milieux hospitaliers, campings, établissements pénitentiaires sont des espaces ou l’investissement des équipements sanitaires doit répondre à une utilisation intensive, sur le long terme et respecter une réglementation de plus en plus contraignante. Les attentes majeures sont l’hygiène, la sécurité, l’extrême résistance, l’économie d’eau et d’énergie, l’accessibilité, des coûts réduits et des mises en œuvre universelles. Par ailleurs ils ne doivent pas faire oublier l’esthétique pour un (...)

  • La Cité du vin, à Bordeaux

    [ Maîtrise d’ouvrage : Ville de Bordeaux – Maîtrise d’œuvre : X-TU, Anouk Legendre et Nicolas Desmazières ; chefs de projet : études Mathias Lukacs, chantier Dominique Zentelin – Scénographe : Casson Mann BET généraliste et économie : SNC-Lavalin – Façades complexes : RFR – Environnement : Le Sommer – Éclairagiste : 8’18’’ – Acousticien : Peutz – Paysage : Camille Jullien – Entreprises : GTM Aquitaine (clos couvert) ; Coveris (vêture) ; SMAC (vêture metal + étanchéité) ; Arbonis (charpente bois) – Shon : 12 927 m2, dont 2 800 m2 d’exposition permanente – Coût global : 81 millions d’euros, dont 55 millions d’euros pour la construction et la scénographie – Concours : 2011 –livraison : 2016 ]

  • La paysanne extatique et l’évêque médiatique Concours pour le sanctuaire de Notre-Dame du Laus

    Revenons sur un concours jugé en 2012 qui nous avait échappé, mais qui reste emblématique de la politique architecturale de l’Église catholique d’aujourd’hui et des nouvelles pratiques religieuses.


  • Laurent Kronental, témoignage rétroactif

    « Souvenirs d’un futur » raconte l’architecture des grands ensembles à travers un regard porté sur les plus emblématiques de l’utopie moderniste, abordant parallèlement la place qu’y tiennent les personnes âgées, dont la représentation est souvent délaissée par notre société contemporaine. Fruit de quatre ans de visites et d’échanges, les photographies de Laurent Kronental interrogent le temps qui passe, entre résignation et attente.

  • Les maisons oui, mais groupées : Des logements sociaux en Ardèche, par Construire

    Les maisons groupées n’offrent pas seulement une alternative aux lotissements en zone périurbaine, elles peuvent aussi aider à combattre l’installation de pavillons éparpillés de manière diffuse en milieu rural. Après leurs opérations de Tourcoing et de Boulogne-sur-Mer, où les architectes de Construire s’étaient emparés de la rénovation de petites maisons de ville dans une démarche commune avec les habitants, le projet de Beaumont, en Ardèche, est leur premier chantier de construction de logements ex nihilo. À l’origine des Bogues du Blat, du nom de l’association des habitants, il y a la volonté forte d’une municipalité « éclairée ».

  • Les maisons oui, mais groupées : Des « collectifs de maisons » au Havre, par Philippe Madec

    « La ville écoresponsable et durable de demain est très attachée à la proximité. Le déplacement contraint pour chacune des actions à mener est insupportable, martèle Philippe Madec, lauréat en 2012 du Global Award for Sustainable Architecture. Quand vous engagez la négociation sociale jusqu’au bout avec les futurs habitants, que les enjeux de densité sont discutés, ils deviennent acceptables. » Ses préconisations : dessiner des parcelles plus profondes que larges afin de réduire l’impact des voies automobiles, minimiser l’emprise au sol du bâti initial, s’adapter au plus près du terrain – en se passant de sous-sol –, mais promouvoir le R+2 et prévoir des lieux partagés.

  • Les maisons oui, mais groupées : Dix maisons BBC à Saulx-les-Chartreux

    Aline et Jean Harari ont livré fin 2014 au bailleur social Immobilière 3F dix maisons BBC dans la ZAC du Moulin à Saulx-les-Chartreux (Essonne). Ils ont surmonté les nombreux handicaps du projet en travaillant sur des maisons à patios en bande. Le choix du bois, en structure comme en bardage, a permis un chantier sec et un résultat à la fois simple et sophistiqué. Une réussite fonctionnelle et esthétique qui donne unpetit air de Long Island à ce coin d’Île-de-France.

  • Les maisons oui, mais groupées : Introduction

    Pour combattre l’étalement urbain et la banalisation des paysages, il est grand temps de ranimer les diverses formules d’habitat individuel groupé – maisons accolées, en bande, en quinconce ou à patio – déjà expérimentées en France dans les années 1960 et 1970, mais sans véritable descendance. Au-delà de l’esthétique des constructions, c’est leur insertion dans le site et la manière dont les architectes parviennent à favoriser la proximité en évitant la promiscuité qui sont les facteurs fondamentaux de réussite. Adapté aux typologies de maisons groupées et garantissant leur bon fonctionnement quotidien, l’habitat participatif offre la possibilité aux architectes de réinvestir le domaine de la maison. Nous explorerons ce sujet dans notre prochain dossier en septembre.

  • Les maisons oui, mais groupées : La densité horizontale à Landouge, par l'Atelier du Rouget de Simon Teyssou

    Après une belle opération de 20 maisons groupées en bois douglas à Brioude (Haute-Loire) en 2007, l’Atelier d’architecture Simon Teyssou a livré l’année dernière 51 habitations individuelles groupées à Landouge, une commune rattachée à Limoges (Haute-Vienne). C’est le premier projet du bailleur social Limoges Habitat à suivre la méthode de la conception intégrée. Lors du concours, les architectes clermontois proposent des grands principes urbains et paysagers, opposés à la logique pavillonnaire actuelle. Puis, à chaque phase de la conception, tous les partenaires se réunissent pour faire émerger un consensus, des questions techniques de choix de chaudière ou d’entretien jusqu’au traitement des espaces verts.

  • Les maisons oui, mais groupées : Le domaine de Brigode et le hameau du Château à Villeneuve-d’Ascq (Nord)

    Au début des années 1960, de jeunes patrons de l’industrie fondent une société (la SEDAF) consacrée à la construction d’un domaine résidentiel dans l’ancien parc d’un château. Au style néoflamand répandu dans la région, ils préfèrent une modernité sous influence américaine et scandinave. En une quinzaine d’années, cinq architectes répartissent 500 maisons autour d’espaces verts, d’un lac, d’un golf et des tennis sur 150 hectares. Les hameaux, qui représentent 40 % du projet, regroupent des logements individuels avec une homogénéité architecturale. Le reste est laissé en lots libres avec obligation d’avoir recours à un architecte et validation de la commission architecture.

  • Les maisons oui, mais groupées : Le domaine du Gaou Bénat à Bormes-les-Mimosas (Var)

    À la fin des années 1950, un promoteur éclairé demande à André Lefèvre-Devaux et Jean Aubert d’établir le plan-masse d’un domaine de 158 hectares avant son morcellement. Au développement anarchique et au mitage systématique de la côte varoise, le duo oppose un modèle d’intégration dans le paysage naturel. Délaissant le parcellaire habituel, ils exploitent la typologie du village. En déterminant des zones constructibles, ils parviennent à garder intacte la majeure partie du domaine.

  • Les maisons oui, mais groupées : Le lotissement de Roquebrune à Gages (Aveyron)

    Dans un registre modeste, en taille comme sur le plan financier, Jacques Hondelatte et ses associés Jean-Claude Duprat et Michel Fagart imaginent, entre 1973 et 1976, un ensemble de 19 habitations à la lisière d’un village près de Rodez. À l’origine du projet, un groupe de trentenaires, dont plusieurs salariés du Crédit Agricole, se réunissent pour faire appel à un architecte. Leur idée : réduire les coûts de conception et de construction, créer une cohérence urbaine et une harmonie sociale, à l’opposé de la médiocrité des lotissements éloignés des services qu’on leur propose alors. L’implantation des bâtiments en ligne de crête d’une falaise préserve les terres agricoles de la vallée. Leur bardage en ardoise qui enveloppe façades et toitures se fond parfaitement dans le paysage rude et rocailleux, contrairement aux enduits éclatants devenus la norme partout en France. Les limites des jardins privatifs sont esquissées autour des maisons, mais sans clôture et, à partir de la rupture de pente, les hectares restants appartiennent à tous. Au nord, une route distribue les accès aux garages et aux entrées.

  • Les maisons oui, mais groupées : Relire les Trente Glorieuses

    Plusieurs opérations de résidences principales ou secondaires groupées, menées intelligemment par des architectes entre la fin des années 1950 et celle des années 1970, ont offert des alternatives cohérentes à l’étalement urbain tout en respectant le désir d’individualisme de chaque propriétaire. Parmi leurs points communs : un rejet des clôtures strictes. Modestes ou luxueuses, elles n’ont pourtant pas fait école.

  • Les maisons oui, mais groupées : Une alternative en zone urbaine comme rurale

    La France souffre d’un agencement de son territoire qui n’est pas assuré par des professionnels de l’urbanisme, sans réflexion sur la relation entre les différentes maisons ni sur l’articulation de l’espace privé avec l’espace public. Avec la nouvelle loi « liberté de création », les architectes vont-ils réellement parvenir à investir le monde des lotissements ? Quels sont les freins à l’habitat individuel groupé de qualité, tant sur le plan esthétique qu’humain ?