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  • Les désillusions du Grand Paris : Quelles avancées depuis 2008 ? Entretien avec Philippe Panerai

    Philippe Panerai est l’auteur de Paris Métropole : formes et échelles du Grand Paris, ouvrage qu’il publie en 2008, au moment du lancement de la consultation internationale. À cette occasion, le magazine d’architectures l’avait interrogé : il assumait un discours « sur le fil du rasoir » politique tout en ayant un propos clair à la fois sur les axes prioritaires et sur les débouchées possibles pour la profession. Huit ans plus tard, à l’aube de la naissance de la grande Métropole, nous sommes allés le rencontrer pour faire le point.

  • À la limite du visible : Wolfgang Tillmans et l’architecture d’Álvaro Siza au musée Serralves

    Après avoir établi sa réputation dans la culture alternative londonienne des années 1990, Wolfgang Tillmans, né à Remscheid en Allemagne en 1968, est l’un des artistes les plus influents aujourd’hui. Pour sa première exposition au Portugal, il privilégie ses « paysages verticaux » – des phénomènes visuels, rencontres entre le jour et la nuit, le ciel et la mer, la mer et la terre –, des instants de seuil ou de frontière, des états de matière. L’exposition a toujours été pour lui un espace d’expérience de présentation de ses photographies. Au musée Serralves, Tillmans a conçu un accrochage en relation avec l’architecture des galeries du musée, soumettant les espaces d’Álvaro Siza à de subtiles interventions structurelles et faisant siennes les subtiles fluctuations de la lumière.

  • Bourbouze & Graindorge : Logements sociaux à Montoir-de-Bretagne

    [ Maîtres d’ouvrage : Silène – Maîtres d’œuvre : Bourbouze & Graindorge architectes ; études : Nacho Hervias, Pierre Ewald ; Chantier : Maxime Retailleau – Programme : 48 logements sociaux et stationnements – Aménageur : Sonadev – Économiste : CMB – BET structure : AIA associés – BET fluides : AREA – Entreprises : VRD : SBTP ; réseaux souples : ETDE ; gros œuvre : Gueno ; charpente : IC bois – étanchéité : SMAC – enduit : Embell façade ; pâte de verre : Vinet ; menuiseries extérieures : Sermat ; menuiseries intérieures : CMBS – Paysage : Althea Nova – Label : BBC effinergie-RT2005 – SDP : 4 700 m2 – SHAB : 3 155 m2 – Coût : 4,9 millions d’euros HT – Calendrier : lauréat du concours, 2011 ; livraison, 2015 ]

  • CAB Architectes : le gymnase futsal de l'Ariane à Nice

    [ Maître d’ouvrage : Ville de Nice – 
Architectes : CAB architectes mandataire ; 
Marine Cangione chef de projet – 
 Programme : équipement de quartier de football en salle, gradins 200 places, bureaux associations, vestiaires, terrain multisport extérieur sur le toit –
 BET structure : Batiserf –
BET fluides et QE : Choulet – Économie : BMF – Surfaces : 1 300 m² SDP 
– Coût : 3 000 000 euros – Livraison : 2016 ]

  • Construire des mondes : Conservatoire intercommunal, Aubergenville

    Comment construire un équipement culturel à proximité immédiate d’un cimetière, d’un centre commercial et d’une piscine, dans une bande de service définie par une l’autoroute et un axe routier faisant office de voie de délestage ? Telle est la question à laquelle ont été confrontées quatre équipes d’architectes qui ont dû concevoir des projets riches en mondes pour répondre à cet environnement hybride et déstructuré…

  • Encore Heureux, Faire de tout sa spécialité 

    Quinze ans déjà que l’agence Encore Heureux existe et dix que Julien Choppin et Nicola Delon ont obtenu les AJAP. Pour eux, 2016 marque un tournant : des projets d’envergure voient le jour et Sébastien Eymard, ancien associé de l’agence Construire (Patrick Bouchain), s’associe au duo. Dans la foulée, ils quittent leurs locaux de la rue Taylor pour s’installer au 104, rue d’Aubervilliers… Plusieurs raisons de réaliser un parcours sur ces enthousiastes de l’avenir.

  • Gilles Perraudin : la Maison du département de Voiron

    [ Maîtrise d’ouvrage : conseil général de l’Isère – Maîtrise d’œuvre : Gilles Perraudin, avec Nabouko Nansenet, Benjamin Demoly, Jean-Manuel Perraudin – Économiste : Gec Rhône-Alpes – BET structure / Anglade bois – BET fluids : Thermibel – VRD : PVI – HQE : Hubert Penicaud – Programme : bureau, services sociaux, amphithéâtre, cuisines, archives, lieux de détente – Surface : 2 030 m2 – Coût : 4 millions d’euros – Calendrier : études, 2010 ; livraison, 2015 ]

  • J'imprime ma maison

    L’impression 3D était jusqu’ici réservée aux réalisations de petites dimensions contraintes par la taille des machines. Aujourd’hui, plusieurs entreprises travaillent sur des machines robotisées de très grandes dimensions, qui seraient capables de réaliser des maisons en béton imprimé. Cette nouvelle technologie serait économe en matériaux, puisque le béton n’est déposé que là où cela est nécessaire. De nombreux défis restent néanmoins à relever : définir le bon matériau, le temps de séchage, garantir la résistance et établir de nouvelles normes de construction.

  • La condition hétéronymique

    Portée par ses deux figures majeures que sont Siza et Souto de Moura, l’architecture portugaise recueille aujourd’hui l’adhésion quasi unanime de la scène architecturale internationale. Cette reconnaissance pourrait suffire à justifier cette exposition rétrospective produite par la Fondation Calouste Gulbenkian et qu’accueille jusqu’au 29 août la Cité de l’architecture, à Paris. Mais la force des « Universalistes » se cache dans le propos autour duquel elle est construite et qui dépasse son cadre géographique : à travers la posture singulière de ces architectes – leur lusitanité –, c’est l’essence même de la pratique architecturale qui est interrogée.

  • Le béton décomplexé

    Décomplexé, le béton s’affirme dans les espaces intérieurs et propose une esthétique forte, homogène et monobloc. D’aspect brut de décoffrage ou bien très décoratif, il vient habiller murs, mobiliers, sols et plafonds. Les nouvelles formulations de type BFUP ont permis de l’alléger avec une finesse de parements impressionnants, tout en gardant une résistance exceptionnelle. Sous forme de panneaux composites en béton-mousse, bois-ciment ou ciment-cellulose, les systèmes de mise en œuvre sont semblables à ceux des panneaux bois. Grâce aux (...)

  • Le béton décomplexé

    Décomplexé, le béton s’affirme dans les espaces intérieurs et propose une esthétique forte, homogène et monobloc. D’aspect brut de décoffrage ou bien très décoratif, il vient habiller murs, mobiliers, sols et plafonds. Les nouvelles formulations de type BFUP ont permis de l’alléger avec une finesse de parements impressionnants, tout en gardant une résistance exceptionnelle. Sous forme de panneaux composites en béton-mousse, bois-ciment ou ciment-cellulose, les systèmes de mise en œuvre sont semblables à ceux des panneaux bois. Grâce aux (...)



  • Les désillusions du Grand Paris : Histoires de métropole

    2007-2011 : volontarisme

    L’engouement du président Nicolas Sarkozy pour le Grand Paris a marqué les esprits. Durant son mandat, il voit la métropole en grand. Le 27 janvier 2007, lors du discours de Roissy, il présente la construction métropolitaine comme une urgence, la situant d’emblée à une échelle régionale : « Il n’y aura pas de France forte et ambitieuse si l’Île-de-France se recroqueville sur elle-même, si elle renonce à construire les plus hautes tours d’Europe, à attirer les meilleurs chercheurs, à son ambition d’être une place financière de premier plan. »

  • Les désillusions du Grand Paris : Introduction

    Effet d’annonce entérinant un état de fait, la Métropole du Grand Paris est née le 1er janvier 2016, dixit la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles. Mais cette métropole existe déjà, elle est vécue au quotidien par des millions de Franciliens.

    Quoi qu’il en soit, depuis le lancement de la consultation internationale en 2008, le Grand Paris agite la sphère politique et fait couler beaucoup d’encre. Sept ans plus tard, la presse est assassine : les débats politiciens en auraient fait une « coquille vide » parcourue d’une « tuyauterie indigeste ». Pourtant, des équipes pluridisciplinaires animées par des architectes travaillent depuis sept ans à donner corps à ce rêve métropolitain. Mais que reste-t-il de l’ambition visionnaire de départ ? Le grand dessein d’origine ne se réduit-il pas à une collection d’idées inventives mais qui déboucheront sur une série de projets conventionnels ? Nous avons essayé d’y voir plus clair en faisant un bilan des sept années écoulées et en interrogeant les acteurs de cette aventure sur l’état de leurs recherches.


  • Les désillusions du Grand Paris : Où en sont les projets des architectes ?

    La Métropole du Grand Paris n’est pas au bout de ses peines ; elle existe, mais tarde à s’incarner. En son temps, Christian Blanc avait mis au point un discours métropolitain précis mais sommaire. Les lignes ont bougé depuis et un nouveau récit fédérateur reste à inventer. Le temps presse, les échéances politiques approchent : l’intérêt métropolitain doit être défini en janvier 2017. Vaste programme auquel l’Atelier international du Grand Paris, groupement d’intérêt public réunissant l’État et les collectivités locales, tente de contribuer.

  • Les désillusions du Grand paris : Qu'est ce qu'une métropole ? Entretien avec Mireille Ferri


    D’A : L’Atelier international du Grand Paris (AIGP) existe depuis 2010 et a été créé à l’issue de la consultation internationale de 2008. Comment présenteriez-vous ses apports à la construction métropolitaine ?

    MF : On ne résonne pas sur le fait métropolitain de la même manière que sur le fait urbain. La métropole telle qu’elle est n’est plus une ville, ou une addition de villes ; la voir suppose déjà une gymnastique intellectuelle très particulière.

  • Les désillusions du Grand Paris : Une coquille vide ?

    Le 4 juin 2008, le président Nicolas Sarkozy lançait officiellement la Consultation internationale du Grand Paris à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Dix équipes d’architectes et urbanistes étaient en charge de « produire des scénarios de développement urbain et d’aménagement du territoire de la Région Capitale à partir d’un diagnostic global ». Huit ans plus tard, la Métropole du Grand Paris est à peine en chantier. Durant le premier trimestre de l’année 2016, trois appels à projets, un appel à idées et un concours international ont été lancés1.

  • No-stop design, proposition pour un mobilier sans fin

    Tous deux architectes, Elisabeth Lemercier et Philippe Bona développent une approche du meuble ad hoc issue de la pure nécessité d’un lieu. Il en découle une production efficace et prolifique engendrée par usinage numérique. Curieux de savoir comment ils ont mis au point ce système de conception-fabrication, nous les avons rencontrés dans leur agence où ils viennent de terminer une série de pièces pour le château de Rentilly.

  • Où en est la loi sur la liberté de création ?

    Au moment où se profile l’aboutissement des débats sur le projet de loi relatif à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine, faisons le point sur les enjeux avec Patrick Bloche, président de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation à l’Assemblée nationale, et Catherine Jacquot, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes.

  • Pour les bidonvilles en France II

    L’augmentation actuelle des flux de population – économiques et politiques – suscite un déploiement considérable de bidonvilles et de camps auxquels l’architecture ne porte guère plus qu’un intérêt ethnologique. L’exposition « Habiter le campement » à la Cité de l’architecture le confirme assez tristement, y compris dans l’appel à idées « Réinventer Calais », dont elle fait son point d’orgue : pour l’heure les idées sont rares, le projet architectural inexistant, le sujet peu débattu et déjà relégué dans une pensée unique.

  • Saucier + Perrotte et HCMA : le stade de soccer à Montréal

    [ Maître d’ouvrage :Ville de Montréal – Maîtres d’œuvre : Saucier + Perrotte Architectes et HCMA –Structure : NCK ; Mécanique/électrique :BPA – Paysage :WAA – Structure bois : Nordic structures inc. – Programme : terrain de soccer intérieur, gradins, bureaux administratifs, vestiaires, salle d’entraînement, salle polyvalente, cafétéria – Surface : 420 m2 – Coût : 1 million d’euros HT – Livraison : 2015 ]