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  • Affaires d’expression, trois expositions

    Michael Young : « Al(l) »

    Présentée dans les Écuries du Grand-Hornu jusqu’au 29 mai prochain, l’exposition « Al(l), projets en aluminium de Michael Young » repose sur la sélection d’une série de projets iconiques du designer britannique requérant un usage très caractéristique de l’aluminium. Selon Maria Cristina Didero – commissaire de l’exposition –, l’expérimentation est une méthode de travail que Michael Young a su très vite intégrer à la production en série.

  • Changement de paradigme ? Réinventer Paris, appel à projets urbains innovants

    Lame de fond ou simple opération médiatique sans lendemain ? Dispositif permettant le montage d’opérations plus démocratiques, incluant associations et occupants, ou simple ubérisation de la maîtrise d’ouvrage publique ? Facilitation de l’accès à la commande pour les jeunes architectes ou dumping généralisé ? Ce nouveau type d’appel d’offres mis en place par la mairie de Paris se voudrait exemplaire. Essayons de faire le point en analysant cinq projets pris au hasard et tentons de comprendre ce qu’il s’est réellement passé à Paris le 8 février 2016.

  • DE-SO, un savoir-faire entre deux continents

    Depuis une quinzaine d’années, François Defrain et Olivier Souquet se font discrètement remarquer avec des bâtiments caractérisés par leur souci constructif. En pleine mutation, leur agence a désormais un pied au Vietnam et s’ouvre à d’autres associés. Un processus de réajustement qu’ils estiment nécessaire pour affronter l’avenir. Rencontre.

  • Deux en un, une ruche d’entreprises à Tourcoing

    [ Maître d’ouvrage : Conseil Général du Nord & SEM Ville Renouvelée – Maître d’œuvre : Tank architectes – Programme du projet : parking silo et ruche d’entreprises – Entreprise générale ou de gros œuvre : Nord France Constructions – BET : PROJEX – Surface : ruche Shon : 7 170 m2, parking Shob : 9 167 m2, soit 380 places de stationnement – Coût : 13,7 millions d’euros HT (ruche : 9,16 millions d’euros HT ; parking : 4,8 millions d’euros HT) – Durée du chantier : 18 mois – Livraison : 2015 ]

  • Hôtellerie, parements chics en parois

    Banni des intérieurs par un modernisme flirtant aux limites du puritanisme architectural prescrivant des surfaces blanches immaculées, le décor n’a pas bonne presse. Opposé à une grande architecture pensée autour de la structure et de l’enveloppe, le terme « décoratif » est associé au futile, au superflu, voire au luxe et à ses excès. La séparation de ces deux champs n’a pas toujours été la règle, et même les architectes modernes les plus farouchement opposés à l’ornement et au décor ne se privaient pas de l’utiliser – en témoignent les intérieurs de la villa Müller d’Adolf Loos à Prague. Le déploiement d’un décor reste fondamental dans des secteurs comme l’hôtellerie.

  • La dimension sonore : Agence hého, « au croisement entre art et déploiement industriel du son »

    Née en 2003 à Nantes de l’association de Marc Debiès, diplômé de l’ECE-INSEEC de Bordeaux, et du compositeur Laurent Sauvagnac, formé au Berklee College of Music de Boston, l’agence de design sonore hého a travaillé sur des projets de centres commerciaux, de palaces, ou de grandes marques. Plus récemment, elle a remporté (en groupement avec l’agence Patrick Jouin) le marché pour le design sonore des équipements, mobiliers et supports d’information du réseau des gares du Grand Paris Express. Marc Debiès revient avec nous sur ce qui fonde son activité.


  • La dimension sonore : Carlotta Darò, Avant-gardes sonores en architecture

    Dans son ouvrage Avant-gardes sonores en architecture, issu de sa thèse de doctorat, l’historienne Calotta Darò dresse le panorama des relations tissées au XXe siècle par les avant-gardes architecturales et sonores. Elle y détaille plus particulièrement l’émergence de la notion de soundscape au tournant des années 1970. Nous l’avons rencontrée pour questionner l’impact de l’idée de « paysage sonore » sur les pratiques et les recherches architecturales françaises.

  • La dimension sonore : Esquis’Sons ; travailler à la partition d’un projet urbain

    Le programme Esquis’Sons a été proposé en 2013 à l’ADEME par l’équipe du Cresson1 en réponse au programme « Urbanisme Durable et environnement sonore : outils, guides, solutions techniques ou matériaux ». Deux plus tard, plusieurs outils sont mis en ligne (www.esquissons.fr) à la disposition des concepteurs de projets urbains. Nicolas Rémy, coordinateur scientifique avec Grégoire Chelkoff, revient pour nous sur la dimension opératoire de ce travail.

  • La dimension sonore : introduction

    Alors même que les progrès techniques permettent de modéliser les sons de la ville du passé et d’anticiper sur ceux des quartiers à venir, comment et à quelles échelles les designers sonores interagissent-ils avec les autres acteurs de la maîtrise d’œuvre du projet ? À la rencontre d’historiens, d’acousticiens et de sound designers, et en évoquant la dimension sonore de quelques projets récents ou en cours, ce dossier esquisse un état de lieux des relations entre architecture et son, tant du point de vue de l’histoire, du projet, que de la prospective.

  • La dimension sonore : Life Design Sonore : « l’usage est au centre de notre travail »

    Life Design Sonore intervient beaucoup sur les espaces publics, notamment sur les gares et les tramways. Alain Richon, son directeur artistique, revient avec nous sur cette démarche, initiée par Louis Dandrel dans les années 1980 dans le sillage des voies ouvertes par Murray Schafer. Il évoque aussi le détail de son activité : accompagner le projet architectural pour le faire sonner à la juste mesure de ses usages.


  • La dimension sonore : Parcourir l’espace sonore au XVIIIe siècle avec Mylène Pardoen

    Coordonné par Mylène Pardoen de l’Institut des sciences de l’homme de Lyon, le projet Bretez propose une reconstitution immersive de l’atmosphère sonore de Paris au XVIIIe siècle. Réalisé à partir des techniques du jeu vidéo tout en mobilisant la rigueur de la science historique, il inspirera peut-être ceux qui cherchent à modéliser les sons de la ville du futur. Détaillée ici par son initiatrice, la méthode de cette fascinante plongée dans l’histoire sonore intéresse déjà les musées Carnavalet (Paris) et Gadagne (Lyon).

  • La mer pas loin, le rivage invisible, le mémorial du camp de Rivesaltes

    [ Maîtrise d’ouvrage : Région Languedoc-Roussillon – Maître d’œuvre : Rudy Ricciotti, en association avec Passelac & Roques – Gros œuvre : entreprise Fondeville – Scénographie : AGENCE KOYA – Artiste : Emmanuel Régent – Surface : 3 832 m2 – Budget travaux : Région Languedoc-Roussillon, 10,3 millions d’euros ; Département Pyrénées-Orientales, 5,5 millions d’euros ; État, 3,1 millions d’euros – Budget de fonctionnement 2016 : 1,6 million d’euros – Livraison : fin 2014 ]

  • Leçons de tonalité à l’usage des architectes du XXIe siècle Hubert Robert et le bonheur des ruines

    De quel changement de sensibilité l’exposition consacrée à Hubert Robert au Louvre est-elle le signe ? Faisant suite à la récente présentation des œuvres de Fragonard au musée du Luxembourg et à l’exposition « Dansez, embrassez qui vous voudrez / Fêtes et plaisirs d'amour au siècle de Madame de Pompadour » du musée du Louvre-Lens, la luminosité des tableaux de Robert semble marquer un goût renouvelé pour les spatialités, les couleurs propres au XVIIIe siècle. Une attention commune à
    la nature et aux jardins les rapproche très certainement, mais n’y aurait-il pas, plus profondément, le partage d’une même vision du temps, une manière commune d’appréhender le monde et de s’y projeter. Parachevant les mutations de notre condition postmoderne, la vision « d’Hubert des ruines » ne dépeindrait-elle pas les ambiances des projets contemporains ?

  • Modernité : plastique ou politique ? Refus durables et projet alternatif

    La modernité, parlons-en. Alors que l’on pensait la « pilule » avalée, au prix certes de quelques difficultés notoires, le spectre ressurgit encore une fois de la boîte où l’on pensait l’avoir rangé. La modernité formelle, géométrique, fait décidément référence à un passé qui ne passe pas. En témoigne – parmi d’autres – l’initiative des 68 maires « reconstructeurs » (dont 11 du Val-d’Oise) qui accompagnèrent cet hiver la campagne victorieuse de Valérie Pécresse pour les régionales en Île-de-France. Celle-ci a heurté de plein fouet les convictions dela plupart des architectes. Quelle que soit la variété de leurs choix formels, nombre d’entre eux ne se sont en effet jamais tout à fait résignés à l’abandon des principes qui avaient guidé la modernité.

  • Pascal Amoyel, la possibilité d’un lieu

    L’œuvre de Pascal Amoyel est le fruit d’une réflexion précise sur le rôle de la photographie aujourd’hui : la description, la thèse démonstrative et le spectaculaire sont oubliés dans des images poétiques dans lesquelles l’individu et le territoire trouvent l’instant d’équilibre où ils s’appartiennent mutuellement.

  • Piano et diabolo

    À Amiens, Renzo Piano Building Workshop, avec AIA Ingénierie, revisite un de ses matériaux fétiches, la terre cuite. Posée au sol, elle doit être à la fois carrossable et perméable, minérale et végétalisable. Soit une ancienne citadelle en brique au coeur de la Picardie, avec en son centre le vide d’uneancienne place d’armes.

  • Réinventer Paris : l’innovation pour la reconstruction

    La consultation visant à « Réinventer Paris » à partir de 23 terrains porte « sur une manière vertueuse de céder des actifs ». La valorisation des terrains découle de l’innovation urbaine portée par les acteurs privés et la société civile et de l’innovation méthodologique portée par la Ville.

  • Six logements en centre-bourg, Mauves-sur-Loire

    [Maître d’ouvrage : Résidence le Verger – Maître d’œuvre : TACT architectes – Programme : réhabilitation et extension de six logements – BET fluides : Albdo – BET structure : PLBI – Économiste : Naonec – Entreprises gros œuvre et démolition : Delaunay – Charpente bois/menuiserie extérieure bois/escalier bois : Bercegeay – Couverture ardoise : CZF – Couverture zinc : Claude – Parement briques/enduit à la chaux : Bath – Menuiserie intérieure : Sainte-Anne – Placoplatre et isolation : Tertrin – Carrelage/faïence : Alpha Carrelage – Sols stratifiés/peinture : Frémondière Décoration – Espaces verts : Atlantique Paysages – Plomberie/chauffage : ADECLIM – Électricité : FEE – Surface : 420 m2 – Coût travaux : 708 000 euros HT – Calendrier : début des études en 2013 ; livraison en février 2016 ]



  • Un marché 2.0, réhabilitation du Mercato del Ninot à Barcelone

    [ Maître d’ouvrage : IMMB-Institut municipal de Mercats de Barcelona – Maître d’oeuvre : Josep Lluís Mateo – BET : Mur Garganté – Ingénieur structure : BOMA – Surface : 16 184 m2 – Calendrier : 2008, concours ; 2010-2015, construction ]


  • Une halle habitée à Rouen

    [ Maître d’ouvrage : privé – Maître d’œuvre : arba- (Jean-Baptiste Barache et Sihem Lamine) – Matériaux : sous-sol, volume béton semi-enterré, revêtu d’un mur manteau en brique noire ; étages, charpente à quatre pans en lamellé-collé de sapin du nord ; murs d’ossature et planchers bois, menuiserie et vêture en mélèze ; couverture en ardoise – Isolation : laine de bois – Chauffage : poêle à bois – Label : BBC – Charpente : Duhamel – Menuiserie : Joly & Colas – Maçonnerie : TBR – BE thermique : Effilios – Surface : 392 m2 (dont 104 m2 destiné à l’habitation) – Coût : 360 000 euros TTC – Livraison : 2015 ]