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  • Halle d’exposition temporaire, Schwäbisch Gmünd, Allemagne

    Maîtrise d’ouvrage : Landesgartenschau Schwäbisch Gmünd
    Maîtrise d’œuvre : ICD (Achim Menges, Tobias Schwinn, Oliver David Krieg), ITKE (Jan Knippers, Jian-Min Li), IIFS (Volker Schwieger, Annette Schmitt)
    Entreprise bois : Müllerblaustein Holzbau
    Surface : 125 m² au sol, 245 m² d’enveloppe
    Poids au m² : 37,5 kg
  • 2015 : la course au logo est terminée

    L'architecture comme marque globale est-elle en voie de disparition ? Un bâtiment parisien – la fondation Louis-Vuitton – et un projet refusé – la tour Triangle – ont occupé les médias sur la période récente, suivis par le musée des Confluences lyonnais et la Philharmonie de Paris. Ces quatre projets ont été conçus et portés par des architectes qui se classent eux-mêmes dans la catégorie des « stars architectes » appelées à intervenir dans la presque totalité des capitales mondiales. À la fois le type de projets – les flagships – et la catégorie elle-même – star architecte – ont émergé dans le monde de l’architecture, successivement dans les années 1980 pour les premiers, au cours de ces quinze à vingt dernières années pour les seconds.

  • Adel Tincelin, leurres en forme d'archives

    L’objectivité peut être une ruse, et l’archive un registre esthétique servant la mise en forme des fragments de biographie et d’engagements politiques. Les images d’apparence répétitives et distanciées d’Adel Tincelin sont plus subversives et dérangeantes qu’elles ne paraissent.

  • Aspen Art Museum, Aspen, Colorado

    Maîtrise d’ouvrage : Aspen Art Museum
    Maîtrise d’œuvre : Shigeru Ban Architects, Shigeru Ban, Dean Maltz ; chargés de projet : Nina Freedman, Zachary Moreland ; Architecte d’exécution : Cottle Carr Yaw Architects
    BET structure bois : KL&A
    BET fluide : Beaudin Ganze Consulting Engineers
    BET Environnement : Transsolar
    Conception lumière : l’Observatoire international
    Fabrication structure bois : Spearhead
    Coût: 45 millions de dollars américains
    Surface : 3065 m²
    Calendrier : livraison, août 2014

  • Bâtiment B, Nantes

    Maîtrise d’ouvrage : Atlanbois, ONF Pays de la Loire, UNIFA Ouest
    Promoteur : Atlantique développement immobilier
    Maîtrise d’œuvre : Barré-Lambot Architectes mandataires
    BET structure : AREST
    BET bois : Synergie Bois
    Coordination 
    : APCBET fluides : TUAL
    Économiste : Rousseau
    Surface : 1 527 m²
    Coût : 2 814 000 euros
    Livraison : 2013
  • Cabane des Ours, parc zoologique de Dählhölzli, Berne

    Maîtrise d’ouvrage : Ville de Berne
    Maîtrise d’œuvre : Patrick Thurston architecte
    BET structure bois : Indermühle Bauingenieure
    Coût : 2,8 millions de francs suisses
    Calendrier : Livraison, 2012
  • Construction bois, année zéro.

    Relancé par des politiques volontaristes et un engouement planétaire, le développement de la construction bois semble inexorable, ne peut que se développer. Dans les années à venir, elle se diffusera massivement vers de nouvelles sphères qu’elle a commencé à investir à titre expérimental, que ce soit le logement de grande hauteur ou le secteur tertiaire. Mais la maîtrise d’œuvre devra impérativement se faire sa place dans la filière, qui va des forestiers aux scieurs en passant par les entreprises.

  • Couverture des aires de (dé)chargement du MIN, Lomme

    Maîtrise d’ouvrage : Lille Métropole
    Maîtrise d’œuvre : Explorations architecture, Yves Pagès, Benoît Le Thierry d’Ennequin architectes ; Julie Degand et Caroline Borel, chef de projet phase études ; Silvia Bauer, chef de projet phase chantier
    BET structure : RFR
    BET Fluides : SNC Lavalin
    Shon : 15 620 m²
    Coût: 5 220 000 euros HT (valeur avril 2010)
    Calendrier : concours, février 2006 ; démarrage chantier, février 2011 ; livraison, mai 2012
  • Fumée sous la lumière

    2015 : année internationale de la lumière, mais aussi année d’entrée en vigueur de la loi Morange, qui oblige à l’installation d’un détecteur de fumée dans les locaux d’habitation, qu’ils relèvent de l’habitat collectif ou individuel, qu’ils servent de résidence principale ou secondaire, en location saisonnière ou permanente, etc. À partir du 9 mars, tous les logements devront être équipés d’un DAAF – détecteur avertisseur autonome de fumée – par leurs propriétaires, les locataires éventuels étant garants de leur bon fonctionnement. La lampe BW1.1 simplifie l’installation et l’entretien du détecteur de fumée puisque, en plus de la lumière, elle dispose dans sa partie inférieure d’un DAAF conforme à la réglementation. L’appareil se met en place par simple vissage dans une douille E27 standard. Le courant électrique alimente un ruban de LED ainsi que le détecteur de fumée, qui dispose par ailleurs d’une pile 3 V assurant une autonomie de cinq ans. Un récepteur wi-fi permet le pilotage de la lumière via un smartphone ou Internet, autorisant des programmations de scénario lumineux comme des simulations de présence lors d’un départ en vacances. La durée de vie annoncée des LED est de 40 000 heures. Une application dédiée pilote jusqu’à 20 lampes et avertit de la détection de fumée directement sur votre mobile. Puissance électrique : 9 W. Design : Thomas de Lussac. Le produit a reçu une étoile de l’Observeur du design 2015.

  • Hérault & Arnod : architectures symbiotes

    Isabel Hérault et Yves Arnod avaient été présentés rapidement il y a vingt ans dans le numéro 61 de d’a, alors qu’ils venaient de terminer le Centre d’information touristique de Mizoën (Isère), une construction arachnéenne en Corten lovée dans le renforcement d’un rocher en suspension au-dessus du lac du Chambon. Nous revenons aujourd’hui sur cette démarche exemplaire pour parcourir leurs dernières œuvres à la lumière de cette réalisation emblématique.

  • Illwerke Zenter Montafon (IZM), Vandans, Autriche

    Maîtrise d’ouvrage : Illwerkeag AG
    Maîtrise d’œuvre : Hermann Kaufmann architectes, Christoph Dünser (chef de projet) ; CREE (direction de chantier)
    Paysagiste : Keller Damm Roser
    BET structure : Merz Kley Partner
    BET cvs : E-Plus
    BET acoustique : WSS
    Conception-lumière: Remm Manfred
    Surface : 11500 m² SHOB
    Calendrier: inauguration, novembre 2013
  • La maison de l’artisanat du Bregenzerwald à Andelsbuch

    Maîtrise d’ouvrage: Werkraum Bregenzerwald
    Maîtrise d’œuvre: Peter Zumthor
    Surface : 1654 m²
    Toiture : 1512 m²
    Calendrier: 2008-2013
  • Les CAUE en question

    Malgré la force de leur ancrage territorial et le soutien d’acteurs essentiels à la politique architecturale et urbaine, certains CAUE connaissent des difficultés de trésorerie. Mais surtout, l’évolution des gouvernances entre régions, départements, métropoles et communes ainsi que plusieurs textes de lois en préparation pourraient menacer une partie de leur mission. Nous avons demandé à Yves Brien, directeur de la Fédération nationale des CAUE (FNCAUE) (1) comment il envisageait ces mutations.



    En 2013, l’article 30 du premier projet de la loi Lebranchu menaçait le financement et la mission des CAUE. Qu’en est-il aujourd’hui, au moment où des évolutions législatives se profilent ?

    Le projet était de faire des agences techniques départementales des groupements d’intérêt public financés par la part départementale de la taxe d’aménagement. Sans remettre en cause le rôle de ces agences techniques, il importe de préserver le regard critique que peuvent apporter les CAUE avec leur indépendance et leur pédagogie. Outre une perte de ressources pour eux – ils sont financés par cette taxe –, le risque était grand de les intégrer aux agences techniques en les faisant participer à la maîtrise d’œuvre de l’aménagement. L’ancienne ministre de la Culture, l’Ordre des architectes et l’UNSFA ont défendu l’esprit des CAUE en insistant sur leur ancrage territorial, favorable à une sensibilisation générale des élus et des particuliers aux enjeux architecturaux, urbains et environnementaux.



    Le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la république (NOTRE) votée au Sénat en première lecture fin janvier, avec une seconde lecture prévue en mars, pourrait néanmoins revenir sur la question de l’ingénierie…

    Avec cinq mesures sur trente-six concernant les CAUE dans son rapport (voir rubrique pro, d’a octobre 2014), Patrick Bloche a conscience que, au-delà de l’assistance aux collectivités, il importe de renforcer l’ensemble des missions des CAUE, du conseil à la formation des élus et des professionnels. Parmi les sénateurs et les députés, certains partagent d’ailleurs ce point de vue. À cela s’ajoute l’impact de la Mission d’inspection sur le statut, le financement et les missions des CAUE. Cette mission, qui réunit le ministère de la Culture et de la Communication par le biais de l’IGAC (Inspection générale des affaires culturelles) et le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie le ministère de la culture à travers le Conseil Général de l’Environnement et du Développement durable (GGEDD), tend à renforcer l’esprit de la loi de 1977 en soulignant aussi l’importance de la globalité des missions des CAUE.



    Après trente-sept ans d’existence, l’heure d’un repositionnement des CAUE est-elle venue ?

    Ayant pris conscience qu’ils ne seraient peut-être pas éternels, les CAUE ont en effet redéfini leur discours pour se repositionner dans le cadre de la métropolisation, de la relation à l’ingénierie et à l’urbanisme, de la démocratisation de l’architecture et du permis de construire et comme accompagnateur de la transition énergétique. Dans le cadre de la préparation de la loi « création, architecture et patrimoine », volet législatif de la stratégie nationale sur l’architecture annoncée par Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication semble souhaiter reprendre des aspects du rapport Bloche. Dans cette optique, des contacts se poursuivent avec Jean-Marie Ruant, président de la FNCAUE. Nous souhaiterions que le texte intègre des mesures significatives renforçant le rôle des CAUE dans le conseil aux particuliers, notamment par le biais des autorisations liées au permis de construire et au droit des sols. Les CAUE intervenant souvent comme conseil en amont sur les projets, nous aimerions en effet que cette loi favorise le maximum d’occasions de rencontre entre nous et les maîtres d’ouvrage. Un autre point serait de renforcer le rôle des CAUE sur le plan de la transition énergétique, car ils peuvent proposer des solutions architecturales qui vont au-delà de simples préconisations thermiciennes. Cela pourrait se faire par le biais de la loi sur la transition énergétique en cours de discussion au Sénat.



    Nous avons été alertés par les graves difficultés de certains CAUE, au point qu’ils ont dû licencier une partie de leurs équipes. Quelle est la situation aujourd’hui ?

    Plusieurs CAUE ont en effet connu des difficultés de trésorerie à partir de 2012, dues à des retards dans le dispositif de recouvrement de la taxe les finançant. La directrice en charge de l’architecture au ministère de la Culture a donc pris l’initiative d’organiser une réunion interministérielle en novembre dernier. Il y a depuis des signes de reprise.



    Avec la montée en puissance des métropoles et la baisse des ressources des collectivités locales, les élus des petites communes sont souvent pris au dépourvu. N’est-ce pas là que le rôle des CAUE mérite d’être renforcé ?

    Les élus des communes, grandes ou petites, sont les premiers utilisateurs des CAUE. Avec le vide laissé par les DDTM (Direction départementales des territoires et de la mer), nous n’avons jamais eu autant de demandes de leur part. Les maires récemment élus font confiance aux généralistes que sont les CAUE. Grâce à la proximité, la continuité et la globalité de leur approche depuis la loi de 1977, les CAUE ont constitué un fond documentaire d’études municipales précieux pour eux. Il est donc paradoxal que nous soyons en train de nous questionner sur notre avenir, d’autant que les particuliers nous sollicitent eux aussi de plus en plus. La fin de l’Assistance technique fournie par l’État pour des raisons de Solidarité et d’Aménagement du territoire (ATESAT), qui apportait par le biais des DDTM un soutien aux petites communes dépourvues d’ingénierie, les a pénalisées. Certains départements souhaitent néanmoins assurer la coordination de l’ingénierie auprès des petites communes. Par ailleurs, le fait qu’à partir de juillet 2015 les autorisations d’urbanisme seront systématiquement instruites par les maires ne peut qu’inciter à imaginer des solutions en intercommunalité.


    (1) Sur 92 CAUE départementaux, la fédération regroupe aujourd’hui 80 adhérents, contre 56 en 2005.

  • Les nouveaux langages du bois

    Matériau naturel, recyclable, chaleureux, puits à carbone... Le bois réunit toutes ces qualités, et dans la construction, il présente l’avantage d’être généralement porté par des entreprises consciencieuses et compétentes. La chaîne reliant la conception à la réalisation se raccourcit toujours plus, ouvrant de nouvelles possibilités de préfabrication. Certaines touchent à des aspects ornementaux, d’autres à des aspects structurels, comme la réalisation de dôme continu à l’aide d’un même type d’éléments, dont les dimensions varient sans que la forme globale ne soit radicalement changée.

  • Locaux de l’opérateur public de collecte de Nantes Métropole, Nantes

    Maître d’ouvrage : Nantes Métropole
    Maître d’œuvre : DLW architectes mandataires
    BET TCE : Girus
    BET HQE : Area Canopée
    Shon : 1769 m²
    Coût : 3,5 millions d’euros HT ; dont lot bois : 524 500 euros HT
    Calendrier : livraison, janvier 2014

  • Lycée pour 665 élèves, Le Bourget, Hubert & Roy architectes

    Maîtrise d’ouvrage : Région Île-de-France, SAERP
    Maîtrise d’œuvre : Hubert & Roy architectes et associés, Michaël Hackspill chef de projet
    BET TCE : CET ingénierie
    BET HQE : Franck Boutté
    BET structure bois : Alto
    BET acoustique : Cap Horn
    BET cuisine : Systal
    Programme : 30 salles de classe, CDI, amphithéâtre, restaurant, six logements de fonction et un microlycée pour les élèves souhaitant reprendre leur scolarité après plusieurs années d’interruption
    Surface : 8 290 m² SHON / 7 440 m² SU
    Calendrier : concours : juin 2008 ; résultat : décembre 2008 ; livraison : juin 2014
    Coût : 19 millions d’euros HT

  • Maison du Val, Courbevoie (92), K architectures

    Maîtrise d’ouvrage: Ville de Courbevoie
    Maîtrise d’œuvre : K Architectures, Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Émilie Bourdier et Aline Royer chefs de projet
    Paysagiste : Exit, Bordeaux
    BET fluides : BETHAC
    BET thermique : Cathac
    Économiste : Fabrice Bougon
    Biodiversité : Biodiversita
    Superficie : 820 m² Shon ; 5470 m² paysage
    Coût : 5,35 millions d’euros
  • Maubeuge, capitale européenne du déclassement culturel 2015

    Si l’histoire de l’architecture est en partie faite de projets abandonnés ou de bâtiments dont l’achèvement s’est prolongé bien au-delà des espoirs de ses auteurs, le phénomène s’est considérablement aggravé ces dernières années. Le Centre Pompidou provisoire à Maubeuge est l’une des nombreuses victimes de ce dysfonctionnement. Douloureuse, la frustration des auteurs de ces projets n’est pourtant rien à côté de la gabegie financière de ces mésaventures et de ce qu’elles trahissent de la valeur de nos politiques culturelles.

  • Naturbad Riehen, les bains naturels de Riehen, Suisse

    Maîtrise d’ouvrage : Gemeindeverwaltung Riehen
    Maîtrise d’ouvrage : Herzog & de Meuron, architecte mandataire ; architecte associé, consultant économie : Rapp Arcoplan AB
    BET électricité : Eplan
    BET chauffage ventilation climatisation : Stokar + Partner AG
    Paysage : Fahrni und Breitenfeld, Wasserwerkstatt
    BET plomberie : Locher Schwittay Gebäudetechnik
    BET structure : Ulmann & Kunz Bauingenieur, Pirmin Jung
    Consultant piscine : Wasserwerkstatt Planungsbüro
    Entreprise bois : Pirmin Jung
    Surface : site : 15 243 m², surface construite (restaurant-buvette) : 324 m², Clôture : 400 m²
    Calendrier : livraison, juin 2014
  • Régression. Lausanne : concours pour le campus de la Radio Télévision suisse

    Tout en maintenant une activité à Genève, la Radio Télévision suisse (RTS) prévoit de quitter le site de la Sallaz à Lausanne, historiquement dédié à la radio, pour construire un nouveau complexe dans les campus de l’université de Lausanne et de l’École polytechnique fédérale (EPFL). Le bâtiment neuf voudrait s’immerger dans ce contexte d’étude et de réflexion : accueillir les étudiants et leurs professeurs, qui pourront assister aux émissions, rencontrer les journalistes ou encore visiter les locaux et s’y restaurer. (...)