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  • Questions d’échelle. Concours pour le radar du plateau de Saclay

    Beau comme un ballon de football étrangement fixé à une tige de bilboquet, le radar de Saclay permet de régler le ballet des avions de l’aéroport d’Orly. Remisé près d’un château d’eau à la manière d’un objet au rebut peint par Giorgio De Chirico, il culmine à 30 mètres et ne supporte plus les grues impertinentes qui hérissent ce site en chantier permanent en produisant de multiples interférences. Il sera donc reconstruit 1 000 mètres plus loin, en pleine lumière, à l’est de la chaîne des espaces publics qui fédère le campus en construction et en lisière de la forêt domaniale. (...)

  • Raphael Zuber. La structure mentale de l'espace

    Certains architectes sont fascinés par la possibilité d'établir un rapport fusionnel entre la structure mentale d'un édifice  – son principe générateur  – et sa structure physique  – son système porteur. En Suisse, Livio Vacchini, Christian Kerez ou Valerio Olgiati nous ont introduits à ce type de démarches fondées sur des principes claires et des règles logiques, qui permettent d'unifier concept, espace et construction, dans des objets d'une grande densité. (...)
  • Soutenabilité spatiale, soutenabilité sociale

    En 1984, Peter Zumthor déclarait à propos de la maison Räth qu'il venait de réaliser à Haldenstein qu'elle entretenait un rapport intime avec le lieu dans lequel elle s'inscrivait, mais qu'elle se nourrissait également de références extérieures à la région, une « bouffée d'air frais dans l'étroitesse des Grisons ». (...)

  • Une nouvelle génération qui repousse les limites. Entretien avec Daniel A. Walser

    Maître de conférences à l’École supérieure de technologie et d’économie de Coire, le professeur Daniel A. Walser a initié avec ses étudiants des recherches sur les jeunes agences d’architecture installées dans les Grisons. Il a été en 2013 curateur de l’exposition « Zwischen-Formen : quand l’attitude donne forme à l’espace », à la Stadtgalerie de Coire, qui présentait le travail de neuf de ces bureaux. Il revient pour d’asur les spécificités de cette nouvelle génération d’architectes, qui commence à faire parler d’elle.

  • Vides conciliateurs. Tribunal d’instance et conseil de prud’hommes, Montmorency

    Maîtrise d’ouvrage : ministère de la Justice ; Mandataire du Maître d’Ouvrage : Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice
    Maîtrise d’œuvre : Dominique Coulon et associés, Architectes
    BET structure : Batiserf
    BET Fluides : G. Jost
    Économiste : E3 Économie
    Paysagiste : Bruno Kubler
    Acousticien : ESP
    Entreprise générale : SNRB
    Programme : deux salles d’audience publique (100 m² et 80 m²), bureaux pour le tribunal d’instance (au 1er) et le conseil de prud’hommes (au 2e), locaux communs aux deux juridictions : salles d’archives, bibliothèque, salle de détente, hall d’accueil, locaux techniques
    Surface : SHON, 2110 m² - SU, 1234 m² (hors locaux techniques)
    Coût : 4 367 100 euros HT
    Calendrier : études, 2007 ; livraison : septembre 2013
  • Voit le doigt

    Interrupteur d’un genre inédit, Elliot se distingue de ses congénères par son fonctionnement innovant. Plus de bouton-poussoir et son déclic, mais une cavité équipée d’un détecteur de présence. Un doigt placé dans ce creux déclenche au choix l’allumage ou l’extinction d’une lampe, le déclenchement d’une sonnette, d’un interphone, l’ouverture fermeture d’une porte de garage, etc. Une LED éclaire les parois en laiton poli de la cavité, signalant l’interrupteur et indiquant sans ambiguïté l’emplacement où l’usager doit glisser son doigt. La platine se fixe sans vis apparentes, elle peut recevoir une gravure — numéro de porte — ou tout autre genre de personnalisation. L’éclairage de la cavité et le son éventuellement émis par l’interrupteur (dans le cas d’une sonnette) sont aussi personnalisables.

  • Walter Bieler. La responsabilité culturelle de l’ingénieur

    Ingénieur spécialiste de la construction en bois, Walter Bieler s’est fait connaître dès 1979 par la conception – avec l’architecte Urs Krähenbühl – de la patinoire de Davos. Tour de force du point de vue du chantier et de la mise en œuvre, cet édifice spectaculaire au plan en croix grecque est composé d’une succession d’arcs en bois lamellé-collé, déployés en éventails à partir des quatre angles. À ces réalisations de grande ampleur, Walter Bieler préfère désormais des ouvrages à plus petite échelle. (...)