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Qui juge et que juge-t-on dans les jurys ? La loi Elan récuse les concours pour les logements sociaux. Le Grand Prix national d’architecture couronne PierreLouis Faloci. Devant ces deux actualités a priori sans rapport, nous avons interrogé des architectes sur la place de l’architecture en France aujourd’hui.

Clairement plus favorable au BTP, la loi Elan rejette les orientations qui ont donné à l’architecture et au patrimoine la place qui leur revient dans la cité. Ce signal pernicieux remet notamment en cause le cadre des concours pour les logements sociaux au moment où l’essor des procédures conceptionconstructions amenuise déjà le rôle des architectes. Qu’adviendrait-il si les projets cessaient un jour d’être débattus lors de jurys voués à faire émerger la proposition architecturale la plus opportune ? La suppression de l’oral des candidats a déjà fait évoluer les éléments de décision au profit des commissions techniques dont les critères vont parfois à l’encontre de la qualité architecturale. Parallèlement, la prévalence de l’imagerie numérique pousse des commanditaires à rechercher des projets « sexy » et les détracteurs des concours vont jusqu’à rire du « bon » mot de ce maître d’ouvrage privé pour qui : « Quand un jury élit un taureau, le taureau n’a ni corne ni c… » (épargnons au lecteur la totalité de la citation)(...) (...)

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