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Le thème « Freespace » a eu pour vertu inattendue de réveiller des postures politiques absentes des dernières éditions de la Biennale de Venise, dans un spectre qui va de l’interrogation sur les lieux publics (bibliothèques, monuments, écoles ou églises), jusqu’aux espaces pionniers de confrontation ou d’alternative, des situations où il y a un espace à libérer ou une délimitation spatiale à mettre en crise.

Freespace, notion invertébrée ! Au point que le pavillon central, d’ordinaire voué à mettre en musique le propos des commissaires, expose surtout leur manque d’intérêt pour la cohérence théorique. S’appuyant sur des « serial biennalistes » comme BIG, SANAA, Chipperfield, Elemental ou Caruso St John, les séquences se suivent sans qu’on ne s’y retrouve, entre bottin mondain et recours sans conviction à l’Histoire. Jusqu’à la mise en lévitation finale d’une collection mortuaire de très onéreuses maquettes de Zumthor en miroir d’une séquence low cost de Lacaton & Vassal, sans qu’on y devine(...) (...)

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